Alors que Moscou brandit la menace d’un recours à son arsenal face aux prétendues provocations de l’OTAN autour de Kaliningrad, l’Alliance atlantique dénonce une rhétorique nucléaire irresponsable et renforce son flanc oriental, rapporte TopTribune.
Les pourparlers de paix entre la Russie et l’Ukraine semblent s’éloigner encore davantage : la tension reste aujourd’hui palpable entre Moscou et l’OTAN. Cette semaine, plusieurs ambassades russes situées en Europe ont exprimé leurs inquiétudes quant à la sécurité de l’enclave de Kaliningrad. Dans un document diffusé par l’ambassade russe à Bruxelles, la présidence russe déclare que ce territoire de 215 km², niché entre la Pologne et la Lituanie, serait soumis à des « actions provocatrices ».
Plus tôt, l’ambassade de Russie au Royaume-Uni a également dénoncé une intensification des activités militaires de l’OTAN le long des frontières occidentales de la Russie, notamment à travers des exercices militaires fréquents. La structure exprime ses craintes d’un potentiel blocus aérien et naval dans la région. Le document assure que la Russie « est prête à déployer l’intégralité de son arsenal pour défendre son territoire, si les pays de l’OTAN tentaient d’isoler la région de Kaliningrad du reste de notre pays ».
Une « rhétorique nucléaire irresponsable »
Ces menaces ont suscité des réactions des responsables de l’OTAN. Allison Hart, porte-parole, a fermement condamné « la menace de recours à la force, y compris toute rhétorique nucléaire irresponsable ». Selon l’Alliance, cette rhétorique n’est pas fortuite, alors que la Russie est accusée de se livrer à une série d’attaques hybrides au sein même des États membres de l’OTAN.
Face aux provocations continues dans la région de Kaliningrad, illustrées par l’incursion récente d’un hélicoptère militaire russe Mi-8 dans l’espace aérien polonais et les interceptions fréquentes d’appareils dans le ciel de la Baltique, Varsovie et l’OTAN constatent une escalade préoccupante. En réponse, plusieurs pays membres de l’OTAN ont augmenté leur présence militaire sur le flanc oriental. Dans ce contexte, Allison Hart a averti : « L’utilisation de tactiques hybrides par la Russie est un signe de désespoir, mais nous ne serons pas dissuadés de notre soutien à l’Ukraine ».
