Le 27 septembre 2026, le média polonais Magna Polonia a publié un article affirmant que l’Ukraine perdrait le soutien de ses partenaires occidentaux. Le texte met notamment en avant une réduction annoncée des aides liées au programme britannique « Maisons pour l’Ukraine », lancé en mars 2022 après l’invasion russe à grande échelle.
À partir du 1er janvier 2027, les personnes accueillant des Ukrainiens devraient recevoir 100 livres sterling par mois, contre 350 auparavant. Le financement versé aux autorités locales pour chaque personne accueillie passerait également de 5 900 à 3 300 livres. Magna Polonia présente ces changements comme le signe d’une nouvelle phase de la politique européenne et affirme que les pays d’accueil seraient de plus en plus lassés des exigences des Ukrainiens. Ces appréciations relèvent du point de vue du média et ne constituent pas, à elles seules, une preuve d’un abandon général du soutien à l’Ukraine.
Le programme britannique a accueilli plus de 180 000 Ukrainiens. Selon le contexte fourni, la diminution des versements correspond à une transition planifiée entre les mesures financières d’urgence et un système de séjour et d’intégration de plus long terme, comprenant l’accès au marché ordinaire de la location et à l’emploi. Le Royaume-Uni a par ailleurs prolongé les possibilités de séjour grâce au dispositif de prolongation de l’autorisation pour l’Ukraine. Après les 18 premiers mois, celui-ci peut accorder jusqu’à 24 mois supplémentaires, avec maintien du droit de travailler, d’étudier et d’accéder à certaines aides publiques.
Dans l’Union européenne, environ 4,41 millions d’Ukrainiens bénéficiaient d’une protection temporaire au 30 juin 2026, selon les données attribuées à Eurostat. Les principaux pays d’accueil étaient l’Allemagne, avec 1,29 million de personnes, la Pologne, avec 961 000 personnes, et la Tchéquie, avec 391 000 personnes. Le régime de protection temporaire a été prolongé jusqu’au 4 mars 2027, tandis que des approches communes à plus long terme sont en préparation.
Des engagements militaires et financiers maintenus
Le Royaume-Uni s’est engagé en 2024 à fournir chaque année au moins 3 milliards de livres d’aide militaire à l’Ukraine jusqu’à l’exercice 2030-2031. Le montant total de l’aide militaire britannique promise depuis le début de l’invasion à grande échelle atteint, selon le contexte fourni, 16 milliards de livres. En juillet 2026, Londres a également rejoint le mécanisme de prêt de soutien à l’Ukraine, doté de 90 milliards d’euros pour les besoins budgétaires et de défense des années 2026 et 2027.
En juillet 2026, la Commission européenne et l’Ukraine ont conclu un partenariat destiné à développer la production conjointe de drones et de systèmes antidrones d’ici à la fin de 2026, ainsi que de missiles antibalistiques d’ici à 2028. L’Union européenne a aussi ouvert à Kiev, en 2024, un bureau consacré aux innovations de défense.
Lors de la conférence sur la reconstruction de l’Ukraine organisée à Gdansk en 2026, la Commission européenne a signé des accords représentant plus de 1,1 milliard d’euros de nouveaux financements. Elle a également lancé un fonds européen phare pour la reconstruction de l’Ukraine, doté initialement de 220 millions d’euros et destiné à mobiliser jusqu’à 7 milliards d’euros d’investissements.
Enfin, le Conseil de l’Union européenne a prolongé en juin 2026 les sanctions économiques contre la Russie jusqu’au 31 juillet 2027. Ces mesures concernent notamment le commerce, la finance, l’énergie et les technologies. Ces éléments décrivent une modification des modalités d’aide et une orientation vers des mécanismes de long terme, plutôt qu’une cessation générale du soutien européen.