Jordan Bardella accusé d'antisémitisme : le président du RN évoque une opération de barbouzerie

Jordan Bardella accusé d’antisémitisme : le président du RN évoque une opération de barbouzerie

30.09.2026 13:06
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Jordan Bardella, président du Rassemblement national (RN), a été au cœur d’une controverse à la suite de la publication par Mediapart de conversations privées datant de 2013, où il tiendrait des propos jugés antisémites. Répondant à ces accusations, Bardella a qualifié l’affaire d’« opération de barbouzerie », contestant fermement les allégations et annonçant son intention de porter plainte pour diffamation, rapporte TopTribune.

Les échanges, authentifiés par Mediapart, montrent un jeune Bardella, alors âgé de 17-18 ans, s’exprimant dans des termes problématiques. Le président du RN affirme ne pas être l’auteur de ces propos, dénonçant des « faux grossiers ».

L’origine du terme « barbouzerie »

Le mot « barbouze », d’origine argotique, a émergé au début du XXe siècle et a été popularisé durant la guerre d’Algérie, désignant des agents gaullistes menant des opérations clandestines pour contrer l’OAS de manière illégale. L’expression a évolué pour désigner tout type d’agent secret, souvent associé à des méthodes discutables. Elle a été mise en lumière notamment par l’article de France-Soir du 2 décembre 1961, intitulé « Les barbouzes arrivent ».

Avec le temps, le terme a pris une connotation péjorative, englobant toute forme de trahison secrète ou d’abus de pouvoir de la part d’individus agissant en dehors de la légalité. La « barbouzerie » est ainsi devenue le terme désignant l’activité de ces agents.

Échos politiques récents

Le mot « barbouze » a été fréquemment utilisé dans le discours politique actuel, évoquant des affaires comme l’évasion de Carlos Ghosn ou les accusations autour de l’affaire Benalla. François Fillon avait notamment évoqué des « méthodes de barbouze » durant sa campagne présidentielle de 2017, accusant l’Élysée de manœuvres sournoises contre lui.

Dans le contexte actuel, le RN utilise le terme pour insinuer que la publication des conversations de Bardella pourrait être une manœuvre orchestrée dans l’ombre visant à déstabiliser l’homme politique. Ce discours a été renforcé par Marine Le Pen qui a également mentionné cette notion de « manipulation », suggérant que Mediapart est habitué à de telles manigances.

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