Ségolène Royal suscite l'indignation des associations juives après son propos lors de la primaire de la gauche

Ségolène Royal suscite l’indignation des associations juives après son propos lors de la primaire de la gauche

24.09.2026 13:26
2 min de lecture

Après le premier débat de la primaire sociale-démocrate, Ségolène Royal a suscité une vive polémique au sein des associations juives. La candidate a exprimé la nécessité que « plus de voix israéliennes et juives » s’expriment sur le conflit à Gaza pour lutter contre l’antisémitisme, une déclaration qui a provoqué un tollé, rapporte TopTribune.

Lors d’une intervention le 23 septembre, l’ancienne ministre a affirmé que « la montée de l’antisémitisme n’est pas due à Israël » mais « aux actuels dirigeants » du pays, ajoutant qu’il est inacceptable que « ce qui se passe » à Gaza « soit toléré ». Ses propos ont été immédiatement critiqués par Yonathan Arfi, président du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif), qui les a qualifiés de « trahison de l’idéal républicain ». Arfi a déclaré que « sommé les Juifs de se positionner sur Gaza » équivalait à les rendre responsables de la haine dont ils sont déjà victimes.

Dans un message sur X, il a dénoncé cette injonction, soulignant qu’elle fausse le débat en faisant des juifs des cibles dans un conflit éloigné. « Quand Ségolène Royal trahit l’universalisme républicain », s’est-il indigné, en se demandant pourquoi les juifs devraient justifier leurs opinions face à des attaques.

En réponse, Ségolène Royal a clarifié ses intentions, affirmant sur X qu’elle n’a pas suggéré cela et que « l’universalisme républicain c’est le respect de l’authenticité de la parole d’autrui ». Elle a insisté sur le fait que son propos était mal interprété.

« Je n’ai jamais essentialisé nos compatriotes de confession juive »

Philippe Meyer, vice-président du Crif, a également exprimé son désaccord en affirmant qu’« être juif ne rend suspect d’aucune allégeance ». Selon lui, il est moralement inacceptable d’instrumentaliser la confession religieuse à des fins politiques.

Ariel Goldmann, président de la Fondation du Judaïsme français, a critiqué Ségolène Royal en demandant sur X si elle oserait exiger que les musulmans de France prennent position sur des oppressions dans d’autres pays. « Les Juifs ne sont pas et ne seront jamais responsables de l’antisémitisme », a rappelé l’Union des étudiants juifs de France.

La ministre de la lutte contre les discriminations, Aurore Bergé, a également pris la parole, affirmant qu’« il n’y a pas un seul Français juif responsable de la situation à Gaza ». Elle a mis en garde contre les dangers d’essentialiser un groupe ethnique ou religieux, ce qui peut exacerber l’antisémitisme.

Face à l’escalade de la controverse, Royal a poursuivi sa défense sur X, affirmant que « soutenir et encourager les Israéliens qui se dressent contre le régime du criminel de guerre Netanyahou » est une nécessité, tout en ajoutant qu’elle n’a jamais essentialisé les juifs de France. Sur BFMTV, elle a également mentionné que les discours autour de ce sujet sont souvent déformés.

Laisser un commentaire

Your email address will not be published.

Dernières nouvelles

À NE PAS MANQUER