Un élu de Mannheim organise une soirée libertine à l'hôtel de ville, provoquant l'indignation municipale

Un élu de Mannheim organise une soirée libertine à l’hôtel de ville, provoquant l’indignation municipale

09.09.2026 18:56
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Le 28 août, une soirée libertine s’est tenue à l’hôtel de ville de Mannheim, organisée par Julien Ferrat, conseiller municipal de l’opposition. Cet événement, qui a réuni neuf participants, suscite une vive indignation au sein de la municipalité, qui dénonce un « détournement » des locaux et envisage des sanctions à l’encontre de l’élu, rapporte TopTribune.

Julien Ferrat, 35 ans, est le seul élu du parti Die Mannheimer. Pour contourner les résistances de la municipalité, il a réservé une salle de l’hôtel de ville sous le prétexte d’une réunion politique. L’événement s’est finalement transformé en une soirée libertine avec sept hommes et deux femmes, âgés de 28 à 55 ans. Selon l’élu, la majorité des participants étaient hétérosexuels, bien que certains étaient également bisexuels.

L’objectif déclaré de Julien Ferrat est de métamorphoser sa commune en un « paradis naturiste et libertin ». Pour promouvoir ce projet, il avait précédemment organisé en août 2025 un voyage avec 25 citoyens au Cap d’Agde, comprenant une initiation au BDSM. Ferrat a qualifié cet événement à la mairie de « meilleur événement » auquel il ait participé dans le bâtiment municipal, affirmant qu’il s’agissait d’une « forme de contestation politique ».

« Inappropriée et inacceptable »

La réaction de l’exécutif municipal a été immédiate. Le maire, Christian Specht, est monté au créneau. Selon les autorités de Mannheim, l’élu avait été explicitement averti que les locaux ne devaient pas être utilisés pour des activités nudistes ou échangistes. La municipalité dénonce un « détournement » et une « grave violation du devoir de loyauté envers la commune ».

Face à ce que d’autres élus qualifient de soirée « inappropriée », « inacceptable » ou de « farce puérile », le maire prépare un projet de résolution afin de définir de possibles sanctions. En réponse, Julien Ferrat estime que « si quelqu’un critique l’événement, c’est uniquement parce qu’il ou elle regrette, avec le recul, de ne pas y avoir participé ».

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