Les manœuvres politiques en préparation pour la présidentielle de 2027 engendrent des tensions au sein du bloc central. Gabriel Attal a écarté mercredi la proposition d’Édouard Philippe de rassembler les candidats de droite et du centre début novembre pour discuter d’une union politique, renvoyant cette initiative à 2027, rapporte TopTribune.
« Avant cette question du rassemblement, l’enjeu c’est d’abord de parler aux Français de ce qu’on veut proposer pour eux et pour le pays […] il faut qu’en 2026 on ait une vraie campagne », a déclaré le candidat Renaissance sur franceinfo.
Priorité à l’échéance présidentielle
Concernant le « comité de liaison » qui regroupe des représentants des partis du bloc central, Attal a minimisé l’importance de l’initiative d’Édouard Philippe : « C’est évidemment important de discuter, mais vous savez des réunions, il y en a tous les mois. Il y en aura une encore aujourd’hui. »
Édouard Philippe, opposé à toute primaire, prévoit d’écrire aux dirigeants des partis de droite et de centre pour former un comité dès novembre, en vue des convergences et des élections législatives suivant la présidentielle.
« Avant de parler des législatives qui auront lieu après la présidentielle, il faut déjà gagner la présidentielle », a rétorqué Gabriel Attal, soulignant qu’aucun candidat de cet espace politique n’est en position de l’emporter dans les sondages actuels.
Une fin de non-recevoir quasi générale
La démarche d’Édouard Philippe fait face à une forte opposition parmi les concurrents. Dès mardi soir, le candidat des Républicains (LR) Bruno Retailleau a décliné l’invitation, rejetant l’idée d’une « réunion pour les macronistes entre les macronistes ».
David Lisnard, autre candidat et partisan d’une primaire, a également tourné en dérision cette proposition, considérée comme un « arrangement entre notables ». De son côté, François Bayrou, président du Modem, a exprimé de vives critiques, arguant qu’« aucun des candidats ne peut se prévaloir d’une légitimité suffisante pour convoquer de son propre chef les autres familles politiques ».