Quatre jeunes habitants de l’Ariège ont fait le choix de rejoindre les forces armées, ce lundi 31 août à Foix, où ils ont signé leur engagement dans un contexte international incertain. Ce moment solennel a été supervisé par le colonel Zéni, directeur du recrutement Sud-Ouest au ministère des Armées, avec une promesse d’accomplissement pour ces jeunes individus, dont deux partagent leur motivation dans cette aventure, rapporte TopTribune.
Joris, 20 ans, incarne cette volonté. En signant son contrat d’engagement, il ne se contente pas d’apposer sa signature, mais affirme son désir de consacrer sa vie à la défense de la patrie. « J’ai toujours vécu dans ce domaine, j’ai fait des études, et tout m’a toujours ramené à vouloir donner le meilleur de moi-même pour réussir, et tout donner pour la nation », déclare-t-il.
Un engagement ancré depuis l’enfance
La décision de Joris semble être la suite logique d’un parcours familial. Son père, ancien militaire pendant vingt ans, a déménagé de Metz à Pamiers pour rejoindre le premier régiment de chasseurs-parachutistes. « Il en parlait depuis qu’il était petit, ça a peut-être joué », avance sa mère. Parmi les engagés, Laureline, 17 ans et demi, partage également ce parcours. « Depuis que je suis toute petite, je voulais y entrer », confie-t-elle, précisant que son père a également servi dans l’armée.
Laureline, en signant un contrat de cinq ans avec le Centre d’information et de recrutement des forces armées de Foix, s’est déjà familiarisée avec le milieu militaire. « Dès la troisième et la seconde, j’ai confirmé mon choix en faisant quelques stages au premier régiment de chasseurs-parachutistes », raconte-t-elle.
Valoriser les valeurs militaires
Durant ses stages, Laureline se distingue en étant la seule fille du groupe, mais cela n’a pas été un obstacle. « Je me suis incluse comme tout le monde. Les garçons ont été très à l’écoute », souligne-t-elle. Ces expériences illustrent les valeurs fondamentales de l’armée : « le courage, la camaraderie, la discipline et le sens du devoir », énumère le colonel Zéni.
Dans les mois à venir, ces nouveaux engagés vivront un changement de vie majeur. « Dans l’armée, on ne marche jamais seul. Ils y trouveront des frères et des sœurs d’armes, une seconde famille sur laquelle ils pourront toujours compter », assure le colonel Zéni. Après une formation pour acquérir les compétences nécessaires, ils auront la possibilité d’être déployés à l’étranger.
Les inquiétudes des familles
Fabien Guichou, membre de la commission Enfance-Jeunesse au Conseil départemental de l’Ariège, a rappelé que « l’engagement signifie d’abord mettre les autres en priorité ». Delphine Lemaire, sous-préfète, a également souligné l’importance de ce choix à la lumière des enjeux internationaux actuels, disant : « C’est la preuve de votre courage à vous engager au service des armées. »
Ces paroles résonnent avec l’inquiétude des mères présentes. « Mon mari est moins inquiet puisqu’il a été militaire, mais moi je suis inquiète, surtout à l’idée qu’il parte à l’étranger », confie l’une des mères. Le colonel Zéni tente d’apaiser les craintes des parents. « Je sais que le moment de départ suscite une légitime émotion. Voir son enfant s’engager dans la carrière des armes est source de fierté, mais entraîne parfois des inquiétudes. C’est naturel. Soyez rassurés, vos enfants intègrent une institution qui ne laisse personne de côté », leur assure-t-il.
Quant à Laureline, elle est consciente des appréhensions de son entourage, mais reste déterminée. « Je suis prête à partir, c’est tout l’enjeu du métier. Je suis assez contente de ça, c’est ce que je veux. »