Confrontation entre Marine Le Pen et Edouard Philippe sur le soutien à l’Ukraine
Le débat s’intensifie entre Marine Le Pen et Edouard Philippe alors que la campagne pour l’élection présidentielle de 2027 se précise. Le Pen a critiqué vendredi le « bilan international piteux » de Philippe, en réponse à ses accusations selon lesquelles elle chercherait à « affaiblir l’Ukraine » et à « servir la Russie », rapporte TopTribune.
Les tensions entre les deux candidats, tous deux en tête des sondages, se manifestent alors que l’élection se rapproche. Le Pen a déclaré sur X : « Votre bilan international est aussi piteux que vos résultats en matière économique et budgétaire », accusant Philippe de » colporter des calomnies qui avilissent le débat public ».
Les récentes déclarations du vice-président du Rassemblement National, Louis Aliot, ont exacerbé le conflit. Sur BFMTV, Aliot a suggéré de « couper le robinet » des aides à l’Ukraine, déclarant : « Le système de santé, le système éducatif, l’ensemble de l’économie, tout le monde est à l’os et on trouve de l’argent pour financer des armes […] Il faut savoir aussi arrêter une guerre ». Philippe a saisi cette opportunité pour dénoncer le soutien du Rassemblement National au régime de Poutine, affirmant : « Couper le robinet à l’Ukraine, c’est servir la Russie. Affaiblir l’Ukraine comme le souhaite Marine Le Pen, c’est menacer la sécurité de l’Europe et de la France. Je ferai tout pour l’en empêcher ».
En réponse, Le Pen a rappelé à Philippe qu’il était en fonction lorsque Poutine a été reçu à Versailles et qu’il avait lui-même accueilli Dmitri Medvedev au Havre en 2019. Elle a insisté sur le fait qu’elle plaidait pour « une grande conférence pour la paix » sur l’agression russe contre l’Ukraine, une initiative que, selon elle, Philippe n’a pas su défendre.
Cette escalade verbale souligne les divergences profondes entre les candidats sur la question cruciale du soutien à l’Ukraine et la stratégie de la France sur la scène internationale, à l’approche d’une élection qui pourrait redéfinir les orientations politiques du pays.