Un vol de cigarette électronique entraîne une réaction virale sur les réseaux sociaux
Le 2 septembre, un vol d’une recharge de cigarette électronique d’une valeur de 15 euros a provoqué une onde de choc au Séquestre, près d’Albi, lorsque les gérants d’un vide-greniers ont décidé de partager la photo du présumé voleur sur Facebook. En seulement quelques heures, la publication a été vue par plus de 200 000 personnes, provoquant une réaction massive des internautes, rapporte TopTribune.
Ce mercredi-là, à 17 heures, Simon et sa femme Alix, gérants de l’établissement, ont constaté l’ouverture d’une boîte sur l’un des étals, indiquant qu’un vol avait eu lieu. Simon a alors consulté les images de vidéosurveillance pour identifier le suspect avant de diffuser son image sans floutage sur Facebook, accompagné d’un message accusateur : « À notre voleur du jour : nous avons les images, votre photo et vous êtes identifiable. »
Réactions divisées parmi les internautes
Le post, publié vers 17 h 30, a rapidement atteint une virulence incroyable. En douze heures, il accumule plus de 1 500 réactions et est partagé des centaines de fois. Les commentaires se sont vite polarisés : certains internautes critiquent la décision de publier l’image d’un homme non condamné, tandis que d’autres soutiennent les gérants, dénonçant le comportement du suspect. Plusieurs utilisateurs avancent également des noms, prétendant connaître l’homme en question.
Face à la controverse, les gérants ont flouté le visage du voleur dans la publication originale environ quatre heures après sa diffusion. Simon a admis la surprise face à l’ampleur que cette affaire a pris, mais il a maintenu sa position initiale : « Je sais que c’est interdit par la loi, mais le vol aussi. C’est la colère qui m’a poussé à faire ça. » Selon lui, l’établissement subit des vols réguliers, affectant la viabilité économique, car les objets exposés appartiennent à des particuliers qui louent des emplacements.
Des implications légales et une demande de soutien accru
Simon a par la suite pris contact avec un avocat, conscient que cette démarche pourrait avoir des conséquences légales. Sa requête principale désormais est d’augmenter la présence de la gendarmerie dans la région, afin d’assurer une meilleure sécurité.
Cette situation n’est pas isolée. À Albi, en avril 2025, la Pharmacie Centrale avait également affiché des photographies de suspects de vols sur sa devanture, mais avait finalement abandonné cette méthode. Des pharmaciens locaux avaient fait usage d’un groupe WhatsApp pour se prévenir des vols.
En juin 2026, un autre incident similaire a eu lieu à Lectoure, où un restaurateur a publié des vidéos d’un suspect, atteignant près de 11 millions de vues sur Instagram. Chaque fois, des commerçants frustrés souhaitent mettre en lumière une réalité qu’ils jugent quotidienne, mais la diffusion publique d’images de personnes simplement soupçonnées soulève des questions sur la présomption d’innocence et la vie privée. À la suite de ces événements, le couple de gérants a décidé de porter plainte.