Pression accrue sur Donald Trump avec les révélations de l’affaire Epstein
Alors que Donald Trump se prépare pour les élections de mi-mandat, l’affaire Epstein refait surface. De nouvelles demandes de publication de documents pourraient raviver les interrogations à l’égard du président américain et gêner son propre camp à l’approche du vote en novembre prochain, rapporte TopTribune.
L’affaire Epstein continue de poursuivre Donald Trump. Malgré l’espoir du président américain de clore ce dossier, de nouvelles révélations ainsi qu’une initiative parlementaire même parmi les républicains soutiennent la pression autour des dossiers liés à Jeffrey Epstein.
En début de semaine, le républicain Thomas Massie a relancé la controverse au Congrès en annonçant le lancement d’une nouvelle procédure destinée à inciter la Chambre des représentants à voter sur la publication de nouveaux documents liés à l’affaire Epstein, baptisée « Epstein Files Transparency Act II ». Avec le démocrate Ro Khanna, Massie avait déjà été un acteur clé de la précédente bataille pour plus de transparence sur le sujet.
Beginning today, your congressman can sign a discharge petition to force a vote on Epstein Files Transparency Act II. EFTA II gives state AGs access to Epstein files required to prosecute perpetrators under state law, and makes it easier for survivors to sue to get their files. pic.twitter.com/G0TEutTgHV
— Thomas Massie (@RepThomasMassie) August 31, 2026
Cette offensive intervient alors que la première publication des fichiers, censée clore les spéculations autour de l’affaire, a eu l’effet contraire, suscitant de nouvelles interrogations en raison de documents largement caviardés. Depuis, ce sujet est devenu l’un des plus délicats pour la Maison-Blanche.
Des accusations sensibles pour Trump
Les documents manquants soulèvent des inquiétudes, car certains d’entre eux pourraient être particulièrement embarrassants pour Donald Trump à deux mois des élections de mi-mandat. Des résumés d’entretiens du FBI, rendus publics en mars 2026, mentionnent des accusations d’une femme qui prétend avoir été agressée sexuellement par le président alors qu’elle était mineure. Selon son témoignage, Jeffrey Epstein l’aurait présentée à Trump dans les années 1980, puis le président aurait tenté de lui imposer des actes sexuels.
La jeune femme, interrogée à plusieurs reprises par le FBI entre juillet et octobre 2019, a refusé de fournir davantage de détails. Donald Trump nie systématiquement ces accusations, que la Maison-Blanche considère comme totalement infondées.
Cependant, ce dossier reste un point sensible pour le président américain. « Une part importante de l’électorat républicain, y compris la base MAGA, pardonne beaucoup à Donald Trump. Ses controverses et ses liaisons, ça ne les dérange pas », explique Romuald Sciora, essayiste et directeur de l’Observatoire politique et géostratégique des États-Unis à l’IRIS. « Mais si ces accusations d’agression sur une mineure s’avéraient fondées, cela serait fatal pour lui, même auprès de ses partisans. », ajoute-t-il.
Une situation précaire pour Trump
Ce risque est d’autant plus délicat à gérer que Donald Trump aborde les élections de mi-mandat dans une position fragilisée. Sa cote d’approbation a chuté à 33 % dans le dernier sondage Reuters/Ipsos, son niveau le plus bas depuis le début de son second mandat. À deux mois du scrutin, un vote sur les fichiers Epstein pourrait forcer les élus républicains à se positionner sur des documents susceptibles de contenir de nouvelles révélations.
Pour forcer l’examen de son texte, Thomas Massie doit réunir 218 signatures. Néanmoins, le président de la Chambre, Mike Johnson, pourrait chercher à retarder le vote au-delà des élections de novembre.
Concernant la publication de nouveaux documents, « on ne peut être sûr de rien, ce ne sont que des rumeurs. Cependant, il est certain que des médias comme le New York Times vont revenir sur ces dossiers caviardés. L’opposition politique va évidemment s’en faire l’écho durant les mois de septembre et octobre. C’est le secteur où Donald Trump est le plus vulnérable aux yeux de son propre électorat », conclut Romuald Sciora.