Dix femmes témoignent contre Donald Trump pour comportements inappropriés
Dix femmes accusant Donald Trump de comportements sexuels déplacés ou d’agressions ont décidé de témoigner publiquement, alors que la plupart d’entre elles n’ont pas obtenu de réponse judiciaire. Les faits, qui remontent parfois aux années 1990 et s’étendent jusqu’à la campagne présidentielle de 2016, n’ont souvent pas donné lieu à des poursuites, rapporte TopTribune.
Parmi ces femmes, certaines évoquent une profonde honte d’avoir été victimes et un sentiment d’abandon par les institutions judiciaires. En effet, plusieurs d’entre elles ont choisi de ne jamais porter plainte, pensant que leur parole ne serait pas prise au sérieux.
En octobre 2016, un enregistrement du Washington Post a provoqué une vague de réactions après avoir révélé des commentaires inappropriés de Trump sur les femmes. À cette époque, cinq des témoignages actuels avaient déjà été rendus publics, mais les conséquences pour Trump étaient minimales. Ces femmes déclarent avoir fait face à des menaces de mort et à un harcèlement intense en raison de leur décision de parler.
« J’avais honte d’être victime »
Kristin Anderson, une des femmes concernées, raconte avoir été agressée sexuellement par Trump dans un club de New York au début des années 1990. Lorsqu’elle a reconnu son agresseur présumé, elle a dû faire face à un torrent de critiques. D’autres femmes, comme Stacey Williams et Rachel Crooks, ont également relaté des incidents survenus dans des lieux associés à Trump, sans cependant avoir engagé d’actions judiciaires. Crooks mentionne : « À l’intérieur de moi, j’avais honte d’avoir été victime », ajoutant que Trump « a largement échappé aux conséquences. »
Des avenues judiciaires revigorées
Alva Johnson, ancienne employée de la campagne présidentielle de 2016, a affirmé que Trump avait tenté de l’embrasser malgré son refus. Bien qu’elle ait déposé une plainte en 2018, celle-ci n’a pas abouti, et elle a également reçu des menaces de mort. Actuellement, l’affaire de l’écrivaine E. Jean Carroll représente la seule condamnation judiciaire concernant Trump pour des actes sexuels. Cependant, une nouvelle loi de 2026 autorisant certaines victimes à poursuivre des faits de violences sexuelles prescrits pourrait rehausser les chances de recours pour ces femmes.
En réponse à ces accusations, la Maison-Blanche a rejeté les témoignages, les qualifiant de « fausses et diffamatoires », et a souligné que la plupart des femmes impliquées se déclaraient démocrates.