Intensification de la grève des employés d’Airbus en Espagne
Depuis le 1er juillet 2026, la grève des employés d’Airbus en Espagne se renforce, mobilisant plus de 6 000 des 14 000 salariés répartis sur plusieurs sites. Les grévistes, soutenus par des syndicats, exigent une augmentation salariale de 18 % pour compenser l’inflation, alors qu’une nouvelle proposition de la direction sera discutée le 1er septembre, conditionnée à l’arrêt de la grève, rapporte TopTribune.
Les revendications des salariés espagnols
Les grévistes d’Airbus réclament des conditions de travail améliorées, comprenant une hausse de salaire de 18 %. En plus de cette demande financière, ils souhaitent pouvoir choisir leurs congés d’été, le maintien de la gratuité des repas, des lignes de transport financées par l’entreprise, ainsi que le paiement intégral des arrêts maladie. La dernière offre de la direction, qui proposait une augmentation de 12 % sur deux ans, a été rejetée massivement, entraînant la décision d’une grève générale illimitée le 25 août.
Airbus en Espagne
Sur le territoire espagnol, Airbus dispose de huit sites principaux, les plus touchés par le mouvement de grève étant ceux de Cadix, qui fabrique des pièces composées pour l’A320neo, et de Séville, chargé de l’assemblage des avions de transport militaire A400M et C295. D’autres sites, comme ceux de Getafe, Illescas et Albacete, ressentent également les effets de la grève en cours.
La direction présente une nouvelle offre liée à l’arrêt de la grève
Face à cette situation jugée « critique », la direction a formulé une nouvelle proposition le 28 août. Selon la direction, cette offre constitue une « base solide pour un accord durable » et répond aux attentes des employés. Bien que non confirmées, des rumeurs indiquent que la proposition pourrait inclure une augmentation des salaires de 7,6 % s’étalant jusqu’en 2030, une prime exceptionnelle de 2 000 € début 2027, ainsi qu’une réduction du tarif des repas en cantine.
Syndicats et direction se rencontreront le 1er septembre pour poursuivre les discussions dans l’espoir d’un accord. Toutefois, la finalisation de cette offre dépendra de l’annulation ou de la suspension de la grève. En conséquence, les salariés des différents sites sont appelés à se prononcer le 31 août sur la continuation de leurs actions.