Manon Lemoine espère un échange constructif avec Gérald Darmanin sur l'affaire Le Scouarnec à Vannes

Manon Lemoine espère un échange constructif avec Gérald Darmanin sur l’affaire Le Scouarnec à Vannes

21.08.2026 09:56
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Rencontre cruciale entre les victimes et le garde des Sceaux sur l’affaire Le Scouarnec

Au préalable de sa réunion avec le garde des Sceaux à Vannes ce vendredi, Manon Lemoine, porte-parole du collectif de victimes et elle-même touchée par les actes de l’ancien chirurgien Joël Le Scouarnec, a exposé ses attentes dans « La Matinale ». Elle a signalé que les tentatives de rencontre avec le ministre avaient échoué par manque de disponibilités de ce dernier, rapporte TopTribune.

Cette semaine, le gouvernement a annoncé l’ouverture d’une nouvelle enquête judiciaire portant sur dix nouveaux viols et quarante agressions sexuelles, situation que Manon Lemoine n’a pas trouvée surprenante. « L’enquête a été initialement ouverte pendant le procès l’an dernier, où des révélations concernant sa propre fille avaient émergé. De plus, des recherches antérieures de Hugo Lemonier avaient mis en lumière des défaillances dans ces enquêtes, laissant de nombreuses victimes non-contactées et sans soutien », a-t-elle précisé.

Manon Lemoine a exprimé son souhait de remercier le ministre pour cette rencontre, constatant que leur sollicitation avait duré un an. « Nos apparitions à plusieurs reprises place Vendôme ont été vaines, le ministre ne se rendant jamais disponible. Il a tenu des propos parfois difficilement compréhensibles à l’Assemblée, ce qui rend cette rencontre d’autant plus cruciale pour remettre les pendules à l’heure », a-t-elle déclaré.

Elle a souligné que l’objectif de la rencontre n’est pas de se confronter politiquement, mais de mener un échange constructif sur les droits des victimes et les enjeux de leur accompagnement. « Nous sommes les mieux placés pour parler de notre vécu dans cette affaire. Nous aspirons à ce que les droits des victimes soient respectés », a-t-elle ajouté.

Concernant le retard pris pour cette rencontre, Lemoine a indiqué que des questions se posent quant à cette temporalité qu’elle compte aborder avec le ministre.

Elle a aussi fait état des défaillances judiciaires mises en lumière par cette affaire, notamment le manque de coordination entre la justice et les autorités sanitaires. « En 2005, Joël Le Scouarnec avait déjà été condamné pour détention d’images pédopornographiques, mais a continué d’exercer jusqu’en 2017, sans que les établissements soient alertés », a-t-elle pointé. « C’est une faillite grave et nous espérons que le garde des Sceaux entendra cela. »

Lemoine a souligné que des discussions avaient déjà eu lieu avec le ministère de la Santé et qu’un travail collaboratif est en cours pour éviter que de telles erreurs ne se reproduisent à l’avenir.

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