Donald Tusk défend la sécurité du flanc Est et la présence ukrainienne en Pologne
Donald Tusk défend la sécurité du flanc Est et la présence ukrainienne en Pologne

Donald Tusk défend la sécurité du flanc Est et la présence ukrainienne en Pologne

21.08.2026 10:25
3 min de lecture

Le Premier ministre polonais Donald Tusk a affirmé, le 19 août à Varsovie, que la Pologne et le flanc Est de l’Otan se trouvaient dans une situation de sécurité plus favorable que jamais. Lors d’un échange avec des journalistes, il a également défendu la présence de plus d’un million de citoyens ukrainiens en Pologne et critiqué la construction de Nord Stream 2 par l’Allemagne, rapporte TopTribune.

Une sécurité jugée plus solide à l’Est

« Aujourd’hui – et dans les prochains jours, j’apporterai des confirmations supplémentaires – nous sommes, sur le flanc oriental, plus en sécurité que jamais auparavant », a déclaré Donald Tusk. Le chef du gouvernement polonais n’a pas détaillé, dans les propos rapportés, la nature des éléments qu’il entendait présenter dans les jours suivants. Il a néanmoins placé la question de la sécurité du flanc Est au centre de son intervention à Varsovie.

La formulation employée par le Premier ministre concerne directement la position de la Pologne à l’Est de l’Europe. Dans son intervention, Donald Tusk a choisi de présenter cette situation comme plus sûre qu’elle ne l’aurait été auparavant. Il a annoncé que des confirmations supplémentaires seraient communiquées, sans en préciser publiquement le contenu dans l’extrait disponible.

La présence de plus d’un million d’Ukrainiens

Donald Tusk a ensuite évoqué la présence en Pologne de « bien plus d’un million » de citoyens ukrainiens. Il a reconnu que l’arrivée et l’installation d’un groupe aussi important pouvaient provoquer des réactions et conduire à des conflits ponctuels. « Dès le début, il était évident que la présence d’un si grand groupe provoquerait tôt ou tard des émotions et entraînerait certains conflits. Je comprends tout cela », a-t-il déclaré.

Le Premier ministre polonais a toutefois rejeté l’idée d’une expulsion générale des Ukrainiens présents dans le pays. Il a fait référence aux propositions qu’il dit entendre « de la droite » visant à « déporter tout le monde ». Selon lui, une telle mesure aurait un coût important pour l’économie polonaise, qui « perdrait certainement beaucoup, beaucoup de travailleurs ».

Dans cette partie de son intervention, Donald Tusk a donc établi un lien direct entre la présence des citoyens ukrainiens et la main-d’œuvre employée en Pologne. Il a reconnu l’existence de tensions ponctuelles, tout en refusant d’en déduire la nécessité d’une expulsion collective. Les propos rapportés ne précisent ni les secteurs concernés ni le nombre exact de travailleurs ukrainiens auxquels le Premier ministre faisait référence.

La mise hors service de Nord Stream 2

Donald Tusk a également rappelé la position ancienne de la Pologne sur le gazoduc Nord Stream 2. « La Pologne, quel que soit le gouvernement qui la dirigeait, mettait en garde contre cela et faisait tout son possible pour que Nord Stream 2 ne devienne pas une réalité et que l’Europe soit le moins dépendante possible des approvisionnements en gaz russe », a-t-il déclaré.

Le Premier ministre a ainsi présenté l’opposition polonaise au projet comme une position maintenue par les gouvernements successifs, indépendamment de leur composition politique. Il a aussi rappelé l’objectif qu’il attribue à cette politique : limiter la dépendance de l’Europe à l’égard du gaz russe.

Dans la suite de sa déclaration, Donald Tusk a estimé que l’Allemagne ne devait pas poursuivre les personnes qui avaient agi après l’attaque contre leur pays et après que la Russie eut « ouvertement apparu comme l’agresseur ». Il a ensuite déclaré : « Je pense que ceux qui devraient avoir honte, ce ne sont pas ceux qui ont mis Nord Stream 2 hors service, mais ceux qui l’ont construit. »

La déclaration ne précise pas les personnes visées par cette référence à la mise hors service du gazoduc, ni les procédures auxquelles Donald Tusk faisait allusion. Elle associe toutefois, dans les propos du Premier ministre, trois éléments distincts : les avertissements polonais contre Nord Stream 2, la dépendance européenne aux importations de gaz russe et la responsabilité qu’il attribue à ceux qui ont construit le projet.

Les trois volets de l’intervention

L’échange de Varsovie a donc porté sur la sécurité régionale, la présence des Ukrainiens en Pologne et la question énergétique européenne. Sur le premier point, Donald Tusk a parlé d’un flanc Est plus sûr et annoncé des confirmations supplémentaires. Sur le deuxième, il a rejeté les appels à une expulsion générale et insisté sur la perte de travailleurs qu’une telle décision entraînerait pour l’économie polonaise.

Sur le troisième, il a rappelé l’opposition de longue date de la Pologne à Nord Stream 2 et défendu la mise hors service du gazoduc dans des termes particulièrement directs. Ses propos ont été tenus le 19 août lors d’une rencontre avec des journalistes à Varsovie, sans autre détail public dans l’extrait transmis sur les mesures ou les annonces auxquelles il faisait référence.

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