Un député du PiS serait en Transnistrie, l’AfD veut limiter le BfV
Un député du PiS serait en Transnistrie, l’AfD veut limiter le BfV

Un député du PiS serait en Transnistrie, l’AfD veut limiter le BfV

18.08.2026 21:00
4 min de lecture

Le député polonais du parti Droit et Justice (PiS) Marcin Romanowski se trouverait en Transnistrie, où il pourrait bénéficier de la protection de services russes, tandis qu’en Allemagne le dirigeant régional de l’AfD en Saxe-Anhalt, Ulrich Siegmund, menace de supprimer ou de restreindre les pouvoirs du renseignement intérieur, rapporte TopTribune.

Ces deux affaires, rapportées séparément par les médias les 17 et 16 août 2026, concernent des responsables politiques de la droite conservatrice ou radicale et le rôle des institutions chargées de protéger les États contre les ingérences et les menaces intérieures. À ce stade, le séjour de Marcin Romanowski en Transnistrie comme l’existence d’un contrôle exercé sur lui par les services russes relèvent d’hypothèses rapportées par la presse.

Le cas de Marcin Romanowski en Transnistrie

Selon les informations publiées le 17 août, Marcin Romanowski pourrait se trouver en Transnistrie, territoire séparatiste prorusse situé en Moldavie. Les éléments rapportés évoquent également la possibilité qu’il soit placé sous la protection de services russes, alors qu’il est recherché par la justice polonaise. Le média TOK FM rapporte les déclarations de la journaliste de Onet Magdalena Gałczyńska sur cette hypothèse.

Marcin Romanowski a été vice-ministre de la Justice. D’après les informations citées, cette fonction lui aurait donné accès à des données sensibles liées au fonctionnement du système judiciaire polonais, notamment à des informations concernant environ 10 000 juges. Il aurait également eu connaissance de dossiers relevant de la cybersécurité du ministère.

Magdalena Gałczyńska estime que, si la présence de Romanowski sous le contrôle des services russes était confirmée, l’accès éventuel à ces informations constituerait un risque particulier pour la sécurité de la Pologne. Les données relatives aux magistrats et les éléments liés à la protection informatique du ministère figureraient parmi les informations susceptibles d’intéresser les services de renseignement russes.

Le dossier comporte aussi un volet politique pour le PiS. Romanowski est présenté comme proche de la direction de cette formation, ce qui donne à l’affaire une dimension supplémentaire au sein de la vie politique polonaise. Les éventuels contacts avec des structures de sécurité russes pourraient affecter l’image du parti et relancer le débat sur la vulnérabilité de certaines élites politiques polonaises à l’influence de Moscou.

Le texte disponible ne fournit pas de confirmation officielle établissant que Romanowski se trouve effectivement en Transnistrie, ni qu’il serait pris en charge par les services russes. Ces éléments doivent donc être distingués des faits établis sur son ancienne fonction et sur l’accès qu’elle pouvait lui donner à des informations sensibles.

La menace d’Ulrich Siegmund contre le BfV

En Allemagne, Ulrich Siegmund, chef de la section de l’AfD en Saxe-Anhalt, a déclaré que son parti présenterait, en cas de victoire aux élections régionales du 6 septembre 2026, une proposition visant à interdire l’office régional de protection de la Constitution ou à ramener ses compétences à ses missions initiales.

Le renseignement intérieur allemand est chargé d’observer les menaces visant l’ordre constitutionnel. Dans le débat politique allemand, ces services ont notamment pour fonction de détecter les activités susceptibles de porter atteinte aux principes démocratiques et aux droits fondamentaux. Siegmund accuse toutefois l’institution d’être utilisée pour exercer une persécution politique contre l’opposition.

L’AfD est directement concernée par les activités de surveillance des services de protection de la Constitution. En novembre 2023, la branche régionale du parti en Saxe-Anhalt a été officiellement classée comme extrémiste de droite par l’autorité compétente, selon les informations rapportées. Cette décision s’appuyait notamment sur des déclarations jugées ambiguës ou xénophobes de responsables de la formation.

La proposition annoncée par Ulrich Siegmund viserait donc une institution qui a participé à l’évaluation de sa propre organisation politique. Le dirigeant régional de l’AfD présente cette surveillance comme un instrument de pression contre son parti. Les services de protection de la Constitution, eux, sont décrits dans le dossier comme un mécanisme d’alerte précoce face aux menaces internes ou extérieures visant les institutions démocratiques.

La perspective d’une suppression des pouvoirs du BfV intervient dans le cadre de la campagne pour les élections régionales en Saxe-Anhalt. Le dossier ne précise pas les chances électorales de l’AfD ni les conditions juridiques qui seraient nécessaires pour modifier le statut ou les compétences de l’autorité. Il établit seulement l’engagement public de Siegmund à déposer une telle proposition en cas de victoire.

La controverse porte ainsi sur le rapport entre une formation politique surveillée pour ses positions et l’institution chargée d’évaluer les menaces pesant sur l’ordre constitutionnel. Les informations disponibles ne font pas état d’une décision adoptée par le Parlement régional ni d’une modification effective des compétences du service.

Deux dossiers liés aux institutions de sécurité

En Pologne, l’affaire Romanowski concerne l’hypothèse d’un accès russe à des informations provenant du ministère de la Justice et la possibilité qu’un responsable politique se trouve hors de portée de la justice nationale. En Allemagne, les déclarations de Siegmund portent sur l’avenir d’un service de surveillance intérieure engagé contre l’extrémisme politique.

Dans les deux cas, les informations rapportées restent à des stades différents. La localisation et la situation de Romanowski ne sont pas confirmées dans le texte disponible, tandis que la menace contre le BfV correspond à une déclaration politique conditionnée à une victoire électorale de l’AfD le 6 septembre 2026. Les développements dépendront donc des vérifications à venir et, pour le dossier allemand, du résultat du scrutin régional.

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