Le fondateur de Revolut poursuivi à Londres pour 17,5 millions d’euros de commission sur une superyacht
Le fondateur de Revolut poursuivi à Londres pour 17,5 millions d’euros de commission sur une superyacht

Le fondateur de Revolut poursuivi à Londres pour 17,5 millions d’euros de commission sur une superyacht

14.08.2026 12:00
3 min de lecture

Le fondateur de Revolut, Nik Storonsky, est visé par une procédure devant la Haute Cour de Londres au sujet d’une commission de 17,5 millions d’euros liée à l’achat présumé d’une superyacht évaluée à environ 350 millions d’euros. Le courtier Cecil Wright & Partners affirme avoir présenté le navire à l’entrepreneur avant que la transaction ne soit conclue directement avec son propriétaire, sans règlement de la commission revendiquée, rapporte TopTribune.

L’affaire oppose désormais le dirigeant de l’un des principaux projets européens de la fintech à une société spécialisée dans les transactions de yachts de luxe. Cecil Wright & Partners a saisi la justice britannique pour obtenir le paiement de la somme qu’elle considère comme due au titre de son intervention dans l’opération.

Un courtier affirme avoir présenté le navire

Au centre du dossier figure la manière dont la vente a été organisée. Selon la position défendue par Cecil Wright & Partners, le courtier a identifié le navire puis l’a présenté à Nik Storonsky comme une possibilité d’acquisition. Cette première mise en relation constituerait, d’après l’entreprise, le fondement de sa demande de rémunération.

La société soutient toutefois que l’achat aurait ensuite été réalisé directement auprès du propriétaire de la yacht. Dans cette version des faits, l’intermédiaire aurait été écarté de la dernière étape de la transaction et n’aurait pas reçu la commission correspondant à son rôle présumé dans la recherche et la présentation du bateau.

Les représentants de Nik Storonsky contestent cette interprétation. Ils rejettent les demandes de Cecil Wright & Partners et considèrent que l’action engagée contre l’entrepreneur est dépourvue de fondement. Le montant exact auquel le courtier pourrait prétendre et les conditions de son intervention devront être examinés par la juridiction londonienne.

Une transaction évaluée à 350 millions d’euros

La valeur annoncée de la transaction atteint environ 350 millions d’euros. La commission réclamée représente 17,5 millions d’euros, soit une somme correspondant à 5 % du prix évoqué pour le navire. Ces montants placent le litige parmi les procédures commerciales les plus importantes susceptibles d’affecter le marché des superyachts de luxe.

Les documents de l’affaire mentionnent également Patrick Dovigi. L’entrepreneur canadien, ancien joueur de hockey professionnel, est présenté par la société de courtage comme le propriétaire de la yacht et comme l’une des parties liées à la transaction. Son rôle devra lui aussi être précisé dans l’examen des éléments soumis au tribunal.

Pour le secteur du yachting haut de gamme, la question dépasse la seule identité des parties. Les opérations portant sur les navires les plus coûteux sont souvent conduites de manière confidentielle et font intervenir plusieurs intermédiaires. Dans ce type de transaction, la rémunération du courtier dépend notamment des conditions prévues entre les parties et de la réalité de son rôle dans la conclusion de la vente.

Le rôle de l’intermédiaire au cœur du procès

Le tribunal devra déterminer si Cecil Wright & Partners disposait d’un droit juridiquement opposable à une commission et si son intervention a joué un rôle suffisamment direct dans la conclusion de l’achat. La procédure porte donc sur les conditions de la relation entre le courtier et l’acquéreur, mais aussi sur le lien entre la présentation initiale du navire et la vente finalement réalisée.

Le dossier pose une question classique dans les litiges relatifs aux services d’intermédiation : un client peut-il contracter directement avec le propriétaire d’un actif après que celui-ci lui a été présenté par un courtier, sans verser la rémunération prévue ou revendiquée par ce dernier ? La réponse dépendra des accords applicables et des faits retenus par la Haute Cour de Londres.

Cecil Wright & Partners demande ainsi le paiement d’une somme de 17,5 millions d’euros dans le cadre d’une opération estimée à 350 millions. Nik Storonsky, de son côté, conteste la demande par l’intermédiaire de ses représentants. Le contentieux réunit un entrepreneur connu pour avoir fondé Revolut, une société de courtage spécialisée dans les transactions maritimes de luxe et une yacht présentée comme l’une des plus chères au monde.

Revolut figure parmi les marques européennes de technologie financière les plus connues et sert des dizaines de millions de clients dans le monde, selon les éléments présentés dans le dossier. La procédure concerne toutefois les conditions d’une acquisition privée et non les activités opérationnelles de la plateforme financière.

Le litige sera examiné à Londres, où la cour devra établir les faits, apprécier les documents contractuels et déterminer si la commission réclamée est exigible. Les parties doivent désormais défendre leurs versions respectives devant la justice britannique.

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