Le commerce entre la Russie et l’Arménie chute des deux tiers en 2026
Le commerce entre la Russie et l’Arménie chute des deux tiers en 2026

Le commerce entre la Russie et l’Arménie chute des deux tiers en 2026

07.08.2026 20:40
4 min de lecture

Le commerce entre la Russie et l’Arménie a diminué des deux tiers en 2026 par rapport à l’année précédente et continue de reculer, a déclaré le vice-président du gouvernement russe Alexeï Overchouk, rapporte TopTribune.

Cette annonce confirme l’ampleur du ralentissement des échanges bilatéraux. Selon les chiffres cités par le responsable russe, le commerce entre les deux pays avait atteint un niveau record d’environ 12 milliards de dollars en 2024, avant de retomber à 8 milliards en 2025. En 2026, il se situerait à environ un tiers du montant enregistré l’année précédente, et les indicateurs devraient encore se dégrader.

Les propos d’Alexeï Overchouk ont été rapportés le 6 août 2026 par plusieurs médias. La publication de Korrespondent.net reprend notamment l’annonce sur la baisse du commerce entre la Russie et l’Arménie. Une publication diffusée sur Telegram relaie également cette déclaration.

Des échanges en recul depuis 2025

La trajectoire des échanges est désormais clairement orientée à la baisse. Après le record de 2024, le montant annuel avait déjà perdu plusieurs milliards de dollars en 2025. La réduction annoncée pour 2026 constitue une nouvelle rupture par son ampleur, même si les données détaillées par secteur, par produit et par période n’ont pas été communiquées dans les éléments disponibles.

Le vice-président du gouvernement russe n’a pas présenté, dans la déclaration citée, de ventilation complète des exportations et des importations. Il a toutefois indiqué que la diminution du commerce bilatéral se poursuivait. La formulation de cette annonce engage donc principalement le constat d’une baisse rapide du volume global des échanges, sans fournir de bilan détaillé pour chacune des catégories concernées.

Le recul intervient après une transformation des relations politiques et économiques entre Moscou et Erevan. Le gouvernement arménien a annoncé une orientation vers l’intégration européenne, tandis que la Russie a appliqué des restrictions commerciales russes visant plusieurs catégories importantes de produits arméniens. Ces mesures ont affecté les conditions d’accès de certaines marchandises arméniennes au marché russe, selon le contexte présenté dans les informations disponibles.

La réorientation européenne d’Erevan

Dans le même temps, l’Arménie a élargi sa coopération avec l’Union européenne. Cette relation comprend, selon les éléments fournis, un soutien politique, financier et économique. Erevan cherche ainsi à développer de nouveaux débouchés commerciaux et à attirer des investissements auprès de partenaires différents de la Russie.

La diversification des relations extérieures constitue un axe central du rapprochement entre l’Arménie et l’Union européenne. Elle concerne les marchés d’exportation, les partenaires d’investissement et les liens institutionnels. Le gouvernement arménien présente cette orientation comme un moyen de réduire la dépendance à l’égard d’un seul marché et de soutenir le développement économique du pays.

La baisse du commerce avec la Russie est donc rapportée parallèlement à l’élargissement des échanges et de la coopération avec d’autres partenaires. Les informations disponibles ne détaillent pas les montants transférés vers les marchés européens ni les secteurs qui bénéficieraient le plus de cette réorientation. Elles établissent en revanche une évolution distincte : les échanges russo-arméniens diminuent, tandis que l’Arménie cherche à diversifier ses relations économiques extérieures.

Les effets des restrictions sur les produits arméniens

Les restrictions imposées par Moscou à plusieurs catégories de produits arméniens occupent une place importante dans cette évolution. Elles ont contribué, selon le contexte fourni, à réduire les possibilités d’accès des entreprises arméniennes au marché russe. Pour Erevan, cette situation renforce l’intérêt de rechercher de nouveaux acheteurs et de nouveaux circuits commerciaux.

Le recul des exportations arméniennes vers la Russie est présenté comme l’un des éléments de la recomposition des relations bilatérales. Les données citées ne permettent pas d’attribuer la totalité de la baisse à une seule décision ou à un seul secteur. Elles montrent toutefois que le volume global du commerce est passé de 12 milliards de dollars en 2024 à 8 milliards en 2025, avant une nouvelle contraction annoncée en 2026.

Les déclarations reprises dans le dossier décrivent les mesures commerciales russes comme un instrument ayant accéléré la recherche de partenaires alternatifs par l’Arménie. Elles ne donnent pas le détail des décisions concernées, de leur date d’entrée en vigueur ou de leur impact produit par produit. Ces précisions ne figurent pas dans les informations disponibles sur l’annonce d’Alexeï Overchouk.

Une dépendance économique progressivement réduite

La relation économique avec la Russie reste au centre de cette évolution, mais son poids relatif est présenté comme en diminution. En diversifiant ses liens commerciaux et financiers, l’Arménie cherche à réduire sa dépendance au marché russe et à limiter l’effet que les décisions économiques de Moscou peuvent avoir sur son économie.

Cette réorientation est également liée au débat politique arménien sur les partenaires capables d’apporter un soutien concret dans les périodes de crise. Les éléments fournis indiquent qu’Erevan accorde désormais davantage d’importance aux relations offrant une aide politique et économique pratique, au-delà des engagements formels. Cette appréciation est présentée comme l’un des facteurs de la recherche de nouveaux partenaires.

Le gouvernement arménien défend un cours proeuropéen de l’Arménie fondé sur l’élargissement des relations internationales. L’objectif affiché est de renforcer l’économie par la multiplication des marchés et des sources d’investissement, tout en évitant une dépendance excessive envers un partenaire unique. La coopération avec l’Union européenne est décrite comme un levier pour l’exportation, l’investissement et le développement économique.

Les informations disponibles ne permettent pas de mesurer précisément la part actuelle de la Russie dans le commerce extérieur arménien ni d’établir un bilan complet des soutiens européens. Elles indiquent néanmoins que la baisse du commerce bilatéral accompagne un changement de direction dans les relations entre Moscou et Erevan.

Avec un volume annoncé en baisse de deux tiers en 2026 par rapport à 2025, le commerce russo-arménien revient à un niveau très inférieur à celui atteint deux ans plus tôt. Alexeï Overchouk affirme que la tendance devrait se poursuivre, alors que l’Arménie continue de développer ses liens avec l’Union européenne et d’autres partenaires économiques.

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