La direction de la Fifa a reconnu des erreurs et présenté des excuses après un projet controversé d’ouverture à des investisseurs privés, tout en affirmant son soutien au président Gianni Infantino. Cette déclaration a été faite à l’issue d’une réunion de crise, qui s’est tenue mercredi 5 août au siège pour l’Afrique de la Fifa à Salé, près de Rabat, rapporte TopTribune.
Dans un communiqué diffusé en soirée, la Fifa a admis que des erreurs avaient été commises suite à la fuite de la proposition dans les médias. « Des excuses ont été présentées pour ces erreurs, assorties d’un engagement à veiller à ce qu’elles ne se reproduisent plus », peut-on lire.
Ce communiqué souligne qu’il n’était pas dans l’intention d’exclure le Conseil de la Fifa et les associations membres du processus, affirmant que la gestion aurait dû être différente. Il est précisé que, malgré ces erreurs, toutes les actions entreprises étaient conformes au cadre réglementaire de la Fifa.
Gianni Infantino passe l’éponge
Les hauts dirigeants de la Fifa ont réitéré leur soutien à Gianni Infantino, qui fait face à des critiques croissantes. « Les membres du Conseil de direction de la Fifa présents ont réaffirmé leur plein soutien au président de la Fifa, Gianni Infantino, en tant que seul responsable élu par les 211 associations membres de la Fifa », indique le communiqué.
Malgré l’abandon du projet, la Fifa a déclaré qu’elle ne permettra plus aucune atteinte à son intégrité et prendra toutes les mesures nécessaires pour protéger sa réputation. Infantino a également exprimé son soutien au secrétaire général de la Fifa, Mattias Grafström, et à l’administration de la Fifa, les qualifiant de « travailleurs indispensables et remarquables ». Grafström, dans une communication interne, a condamné « une série d’événements tristes et condamnables ».
Le Canada et le Royaume-Uni taclent Gianni Infantino
Le projet controversé, finalement retiré face aux résistances, avait été révélé par la presse. La confédération européenne, l’UEFA, ainsi que d’autres acteurs du football, ont exprimé leur opposition. Divers cadres de la Fifa, y compris Arsène Wenger, ont également pris leurs distances avec Infantino, dont le principal conseiller a démissionné en raison de son désaccord avec le projet.
Mercredi, le Premier ministre canadien Mark Carney et son homologue britannique Andy Burnham ont exprimé leur méfiance envers Infantino, soulignant une mauvaise gouvernance dans la communication de la Fifa. « Je n’ai certainement aucune confiance en M. Infantino, après ce qui s’est passé », a déclaré Carney.
Face à ces critiques, Infantino est pour l’instant le seul candidat à sa succession pour le scrutin de mars 2027 à Rabat. Il a besoin de l’appui d’une majorité des 211 fédérations membres pour obtenir un nouveau mandat. Certaines fédérations, telles que la Finlande, le pays de Galles, la Serbie et la Suède, lui ont déjà retiré leur soutien.
Avec AFP