Tentative de déstabilisation russe contre Gabriel Attal, candidat à la présidentielle de 2027

Tentative de déstabilisation russe contre Gabriel Attal, candidat à la présidentielle de 2027

05.08.2026 21:16
1 min de lecture

Des ingérences extérieures, principalement attribuées à la Russie, ont été signalées contre Gabriel Attal, candidat à la présidentielle française de 2027, selon des informations fournies par le Secrétariat général à la défense et à la sécurité nationale. À huit mois du premier tour, son entourage a exprimé que ces tentatives de déstabilisation visent à nuire à sa candidature, rapporte TopTribune.

Viginum, le service chargé de combattre les ingérences numériques, a confirmé avoir détecté cette opération de désinformation, qualifiée d’« peu visible » avec quelques milliers de vues, et attribuée avec « une confiance élevée » au réseau prorusse Matriochka. Ce dernier est connu pour ses méthodes de manipulation en ligne.

Édouard Philippe et Raphaël Glucksmann avant lui

C’est la troisième ingérence numérique visant des candidats potentiels à la présidentielle française en quelques jours. Édouard Philippe, dirigeant d’Horizons, et Raphaël Glucksmann ont également été attaqués par des opérations de déstabilisation en ligne provenant de la Russie, orchestrées par le groupe Storm-1516. Là encore, ces attaques sont restées relativement discrètes.

Des contenus falsifiés, diffusés sur X, ont usurpé l’identité visuelle de plusieurs médias français tels que RFI, BFM, Le Parisien, et Libération. Ces informations mensongères incluaient des allégations selon lesquelles Gabriel Attal montrerait « des signes de la maladie de Parkinson » ou défendrait des politiques plus clémentes envers les squatteurs.

Publication de faux contenus

BFMTV a déclaré que des démarches avaient été entamées auprès des plateformes pour faire retirer ces contenus et qu’une action judiciaire était en cours. La chaîne a également condamné fermement la diffusion de ces « faux contenus usurpant son identité visuelle ».

La stratégie Matriochka, active depuis 2023, repose sur une diffusion coordonnée de fausses informations sur les réseaux sociaux, sollicitant directement les médias pour qu’ils examinent ces fausses nouvelles. Cette méthode est définie par les experts comme une « entreprise de diversion ». Ce même réseau avait précédemment ciblé les Jeux olympiques de 2024.

Un projet pour durcir les peines

En réponse à ces ingérences, le gouvernement a présenté fin juillet un projet de loi visant à renforcer la lutte contre ces pratiques, stipulant des peines plus sévères pour ceux qui diffusent de fausses nouvelles lors des périodes électorales.

Laisser un commentaire

Your email address will not be published.

Dernières nouvelles

À NE PAS MANQUER