Tout commence mi-juin 2019. Après un simple état grippal, les premiers symptômes apparaissent de manière brutale : un matin, Hugues se retrouve dans l’incapacité de se lever de son lit, terrassé par une paralysie des membres inférieurs. Hospitalisé en urgence à Vienne, le diagnostic tombe après une nuit passée en soins intensifs : c’est le syndrome de Guillain-Barré, rapporte TopTribune.
« J’étais paralysé de la tête aux pieds »
La maladie progresse à une vitesse fulgurante. Ne pouvant plus déglutir, et face au risque d’insuffisance respiratoire, Hugues se retrouve placé sous assistance respiratoire. Ses journées se succèdent entre soins intensifs et rééducation, où chaque progrès est un combat acharné. « J’ai dû réapprendre à marcher, à parler, à manger. C’était un processus long et éprouvant », témoigne-t-il.
Les médecins spécialisés l’accompagnent dans son processus de guérison, mais la route est semée d’embûches. Après plusieurs mois d’hospitalisation, Hugues commence à ressentir une légère amélioration, mais les séquelles du syndrome restent présentes, affectant sa qualité de vie quotidienne. La fatigue chronique devient son nouvel ennemi.
La prise en charge psychologique s’avère également cruciale, alors qu’Hugues doit faire face à des périodes de dépression et d’anxiété. « Je suis passé par des hauts et des bas, il y a des jours où j’avais l’impression que la maladie allait gagner », confie-t-il.
Malgré ces défis, Hugues n’a jamais perdu espoir. Il s’engage activement dans des associations qui soutiennent les personnes atteintes du syndrome de Guillain-Barré, souhaitant sensibiliser le public à cette maladie rare mais dévastatrice. « Partager mon expérience m’a aidé et cela donne un sens à ma lutte », conclut-il avec détermination.