Six mois après la condamnation de Joël Guerriau, Sandrine Josso évoque son combat contre la soumission chimique

Six mois après la condamnation de Joël Guerriau, Sandrine Josso évoque son combat contre la soumission chimique

03.08.2026 15:57
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Condamnation de l’ex-sénateur Joël Guerriau pour agression sur la députée Sandrine Josso

Le 27 janvier 2026 à 22h30, après deux jours d’audience et un délibéré prolongé, le tribunal correctionnel de Paris a déclaré Joël Guerriau coupable d’avoir drogué la députée Sandrine Josso dans l’intention de l’agresser sexuellement. Celui-ci a été condamné à quatre ans de prison, dont 18 mois ferme. Sandrine Josso, émue lors du procès, a exprimé un sentiment d’immense soulagement, affirmant : « C’est un immense soulagement, j’ai été crue. J’espère qu’à cette occasion, les autres victimes vont pouvoir aussi, un peu, se réparer. » Elle a également souligné l’importance de rendre ce procès pédagogique sur le sujet de la soumission chimique et ses conséquences dramatiques, rapporte TopTribune.

Six mois après ces événements, Sandrine Josso évoque à nouveau cette épreuve dans son bureau à l’Assemblée nationale, la qualifiant de « vraie épreuve » qui nécessite de puiser des ressources intérieures, de revivre des moments difficiles. Elle se rappelle l’image de « son agresseur » face à elle, à « 50 cm », confirmant que le processus judiciaire ne permet pas une réelle guérison.

« J’ai toujours peur de Joël Guerriau. Il m’arrive encore de faire des cauchemars à son sujet. »

Sandrine Josso, députée

sur franceinfo

Joël Guerriau a décidé de faire appel de sa condamnation, entraînant un nouveau procès auquel Sandrine Josso compte assister. « Je me préparerais encore une fois à monter sur le ring », a-t-elle déclaré, nourrissant l’espoir que son agresseur reconnaisse ses actes. Toutefois, elle reste consciente que « les agresseurs dans leur tête, c’est normal ce qu’ils ont fait ».

Elle a également dénoncé le « sexisme » et la « culpabilisation » qu’elle a subis en prenant la parole, indiquant sur l’importance de considérer l’expertise des victimes : « Il faut aussi apprendre des victimes. J’aimerais qu’on ait maintenant des victimes expertes. »

« Aujourd’hui, la soumission chimique fait partie d’un de mes combats et je continuerai parce que j’ai d’un côté ce statut de victime et de l’autre côté ce statut de députée. »

Sandrine Josso, députée

sur franceinfo

Joignant son engagement à la lutte contre les agressions sexuelles à celui de la lutte contre les cancers pédiatriques, Sandrine Josso souligne la nécessité d’une politique d’État stricte face aux violences faites aux enfants et à l’inceste. « L’exemple doit venir d’en haut. On est beaucoup trop tolérants et ça, ce n’est pas normal. »

Elle a également critiqué le comportement du président du Sénat, Gérard Larcher, qui, selon elle, aurait dû la contacter avant le procès pour discuter des implications concernant un sénateur mis en cause. « C’est tout simplement une invisibilisation, une marginalisation des victimes. Ce n’est pas possible. »

Suite à leur échange, le président du Sénat a promis de mettre en place une formation contre les violences une fois le Sénat renouvelé en novembre. Sandrine Josso a exprimé sa détermination : « J’ai hâte de voir ça, parce qu’il ne faut jamais rien lâcher. Vous lâchez juste un peu de bride, le sexisme revient. » Elle appelle à ne plus tolérer la non-reconnaissance des droits des femmes et des enfants, considérant cela comme une question de dignité.

2 Comments

  1. C’est un soulagement d’entendre qu’elle a enfin été crue et que son combat contre la soumission chimique porte ses fruits, mais le fait qu’elle ait encore peur de Joël Guerriau et fasse des cauchemars six mois plus tard montre bien que le processus judiciaire ne suffit pas pour guérir. Sa volonté de continuer le combat, même avec un appel en cours, et sa demande pour reconnaître les victimes comme expertes sont des messages essentiels pour la prise de conscience collective. On espère que ce nouveau procès lui permettra de trouver la reconnaissance finale qu’elle mérite.

  2. Il semble que vous ayez mélangé deux sujets très différents, car l’article de Top Tribunes traite de l’acheminement de matériel militaire par la Russie au Mali et n’aborde aucun procès ou combat personnel contre la soumission chimique. En relisant le titre, il est clair que ce lien avec un procès fictif ne correspond à aucune information présente dans ce dossier sur les sanctions internationales.

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