Gabriel Attal propose une réforme institutionnelle majeure pour la présidentielle de 2027

Gabriel Attal propose une réforme institutionnelle majeure pour la présidentielle de 2027

02.08.2026 17:26
2 min de lecture

Dans une interview accordée au Journal du dimanche, Gabriel Attal dévoile son projet pour la présidentielle, promettant « la plus grande réforme institutionnelle depuis 1958 » s’il accède à l’Élysée, rapporte TopTribune.

Gabriel Attal ne souhaite pas devenir un simple figurant, à l’instar de François Bayrou sous Macron en 2017 ou de Michel Rocard sous Mitterrand en 1981. Pour éviter ce sort, il intensifie ses interventions publiques et ses annonces de campagne, rivalisant avec Édouard Philippe pour capter l’attention politique.

En tant qu’ancien Premier ministre, Attal affirme que la réforme des institutions sera un axe clé de sa campagne. Dans une interview publiée le 1er août, il promet une transformation sans précédent des structures gouvernementales en cas de victoire à la présidentielle.

« Une nouvelle organisation territoriale »

Le dirigeant du parti macroniste entend d’abord remédier à la centralisation excessive de l’État. Il projette de dévoiler « une nouvelle organisation territoriale » cet automne, visant à décentraliser le pouvoir et à renforcer le rôle des maires. Selon lui, cela rapprochera le pouvoir des territoires et valorisera les élus locaux.

Une autre priorité est la simplification administrative. Attal propose d’intégrer « un principe de rapidité » dans la Constitution, garantissant une réponse de l’administration dans un délai maximal de deux mois aux demandes de projets. À défaut de réponse, « le silence vaudra accord », précise-t-il.

Gabriel Attal entend également réduire la durée des procédures qui entravent certains projets. Il propose de limiter à dix-huit mois l’accumulation de recours administratifs afin d’éviter les blocages prolongeant la mise en œuvre de projets.

Moins de parlementaires

Pour mettre en œuvre son programme, Attal envisage de modifier les règles de nomination aux postes clés de l’administration. « Le Président élu doit nommer des responsables avec un mandat politique d’appliquer le projet sur lequel il a été élu », explique-t-il, souhaitant ainsi renforcer la confiance envers l’exécutif.

Il propose de réduire le nombre de députés de 577 à 350 et de sénateurs de 348 à 200, ce qui permettrait non seulement d’améliorer « l’efficacité », mais aussi de réaliser des économies de plusieurs centaines de millions d’euros par an.

Gabriel Attal propose d’instaurer un référendum annuel, permettant aux citoyens de répondre à « plusieurs questions sur des sujets préalablement discutés » lors d’une journée dédiée à la démocratie.

Un programme déjà très large

Au-delà de la réforme institutionnelle, Attal ambitionne également de traiter d’autres questions sensibles. Il promet une réforme « en profondeur » du système judiciaire, défend des « quotas limitatifs » pour l’immigration, et envisage un plan de départs volontaires de 100 000 fonctionnaires, accompagné d’une prime de départ.

Concernant les retraites, Attal maintient son projet de supprimer l’âge légal de départ afin d’instaurer un système universel, intégrant une part de capitalisation.

Le point noir, Édouard Philippe ?

Attal se veut incarner « optimisme et énergie » dans sa campagne, délaissant le discours de rigueur propre au maire du Havre. Ainsi, il pose les premières pierres de son récit de campagne face à son ancien collègue.

Dans la course vers l’Élysée, Gabriel Attal cherche également à établir un cadre de collaboration avec Édouard Philippe. Si, début 2027, les deux se retrouvaient au coude-à-coude dans les sondages, il propose « un vote de départage » afin d’éviter les rivalités internes qui avaient marqué la campagne de 1995 entre Jacques Chirac et Édouard Balladur. Ce scénario n’a cependant pas encore convaincu le patron d’Horizons.

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