La justice azerbaïdjanaise a confirmé en appel le mercredi 29 juillet la condamnation à dix ans de prison de Martin Ryan, un Français reconnu coupable d’espionnage au profit de Paris, exacerbant les tensions diplomatiques entre la France et l’Azerbaïdjan, rapporte TopTribune.
Cette décision fait suite à un procès qui s’est ouvert en janvier 2025, après l’interpellation de Ryan en décembre 2023, alors qu’il résidait en Azerbaïdjan depuis quatre ans. Les accusations d’espionnage se sont intensifiées sur fond de relations diplomatiques déjà sensibles entre les deux pays.
Lors de son procès, Martin Ryan a été jugé aux côtés d’Azad Mamedli, un citoyen azerbaïdjanais, condamné pour « haute trahison » à douze ans de prison. Les autorités azerbaïdjanaises affirment que Ryan a été recruté par des agents de la DGSE (Direction générale de la sécurité extérieure) française. Ces derniers, à l’époque en poste à l’ambassade de France à Bakou, auraient été expulsés suite à cette affaire.
Réactions officielles de la France
Le ministère français des Affaires étrangères a qualifié la confirmation de la condamnation de Martin Ryan de « condamnation arbitraire ». Paris a exprimé son rejet des allégations portées par l’Azerbaïdjan et a demandé la libération immédiate du citoyen français. Les accusations incluent des tentatives d’obtenir des informations sur les relations diplomatiques entre l’Azerbaïdjan et divers pays, incluant la Turquie, l’Iran, le Pakistan, l’Algérie et la Somalie. Ryan a fermement rejeté ces accusations.
Les relations entre la France et l’Azerbaïdjan se sont détériorées suite à la reprise, en septembre 2023, par Bakou de la région du Karabakh, alors à majorité arménienne, entraînant le déplacement de plus de 100 000 personnes et exacerbant les tensions entre les deux nations. Bakou a critiqué le soutien de la France envers l’Arménie dans ce contexte de conflit, renforçant ainsi le climat de méfiance entre ces partenaires historiques.