Affaire Jubillar : les enquêteurs avaient déjà exploré un autre tas de fumier en 2021

Affaire Jubillar : les enquêteurs avaient déjà exploré un autre tas de fumier en 2021

30.07.2026 00:46
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Découverte des ossements de Delphine Aussaguel après des aveux de Cédric Jubillar

Des ossements, jugés appartenir à Delphine Aussaguel, ont été retrouvés dans un champ à Mailhoc, après que son époux, Cédric Jubillar, a avoué l’avoir tuée et cachée sous un tas de fumier. Cette révélation intervient alors qu’il s’apprête à être rejugé en appel, ayant écopé d’une peine de 30 ans de réclusion pour meurtre, rapporte TopTribune.

Les révélations de Jubillar, lors de son interrogatoire en juillet, ont conduit à la découverte des restes le lendemain. Cela a soulevé des interrogations sur les lieux de la découverte, d’autant plus que, cinq ans auparavant, des fouilles avaient déjà été menées sur un autre tas de fumier à proximité du domicile des Jubillar. Pourquoi ce site avait-il été écarté à l’époque ?

Investigations précédentes : des pistes ignorées

En juillet 2021, les enquêteurs avaient concentré leurs investigations sur une exploitation agricole près de Cagnac-les-Mines, où un tas de fumier suspect avait attiré leur attention. Les propriétaires avaient précisé que ce tas, situé près de silos, avait été formé en février 2021, soit après la disparition de Delphine Aussaguel. Les enquêteurs ont alors conclu qu’il était impossible que le corps de l’infirmière ait été dissimulé à cet endroit, invalidant ainsi une potentielle piste.

Les éleveurs ont par ailleurs déclaré avoir déplacé le fumier des box à animaux, ce qui a empêché toute possibilité de recherche dans cette zone. Les fouilles avaient donc porté principalement sur des sites jugés plus proches de l’endroit de la disparition.

Le tas de compost où le corps a été enterré à Mailhoc aurait commencé à être constitué au printemps 2021, rendant improbable le fait qu’il ait été présent lors des fouilles intensifiées réalisées par les enquêteurs autour de la maison des Jubillar en juillet de la même année. De surcroît, le secteur de Mailhoc, distant de 11 km de Cagnac-les-Mines, n’avait pas été inclus dans le périmètre des recherches en raison de son éloignement, comme l’a indiqué Jean-Marc Escoutes, maire de la commune. Seul le lac de Fonrogue a été fouillé sur son territoire.

Cette affaire continue de susciter des questions quant aux méandres de l’enquête et à la gestion des pistes par les enquêteurs. La réouverture du dossier en appel pourrait bien apporter de nouvelles révélations sur les événements entourant la disparition de Delphine Aussaguel.

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