Deux jours après les déclarations du maire de New York, Zohran Mamdani, sur une potentielle arrestation de Benjamin Netanyahu lors de l’Assemblée générale de l’ONU, Donald Trump a affirmé que le Premier ministre israélien ne serait pas inquiété aux États-Unis. Le président américain a déclaré, le 20 juillet, que son allié ne risquait aucune arrestation sur le sol américain, rapporte TopTribune.
Dans un message sur son réseau Truth Social, Trump a cherché à écarter toute hypothèse d’arrestation. « Benjamin Netanyahu ne sera pas arrêté, sous quelque forme que ce soit, tant qu’il se trouve aux États-Unis d’Amérique », a-t-il précisé, tout en saluant le rôle de Netanyahu dans la guerre contre l’Iran.
Ce commentaire fait suite aux remarques de Mamdani, un soutien de longue date de la cause palestinienne, qui avait évoqué lors d’un entretien avec le New York Times la possibilité d’une arrestation lors du grand rendez-vous diplomatique prévu en septembre. « Je crois que le Premier ministre Netanyahu a sa place à La Haye. C’est un criminel de guerre visé par un mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale », a-t-il déclaré, tout en admettant ses incertitudes quant à sa capacité d’agir face à un dirigeant étranger.
Les commentaires du maire ont suscité une forte réaction de l’ambassadeur d’Israël aux Nations unies, Danny Danon, qui a déclaré que ces propos « ne changeraient rien » et a affirmé que Netanyahu se rendrait à New York. Sur les réseaux sociaux, Danon a critiqué Mamdani pour son approche provocatrice plutôt que de se concentrer sur ses responsabilités de maire, notamment face à la montée de l’antisémitisme.
Mamdani is failing to govern New York. Instead of focusing on his responsibilities as mayor and confronting the rising wave of antisemitism in his city, he has chosen to incite hostility and generate headlines by attacking the State of Israel.
It will not change a thing. Israeli… pic.twitter.com/kyHW6Yz1CA
— Danny Danon ?? דני דנון (@dannydanon) July 18, 2026
Des règles d’immunité
Chaque année, l’Assemblée générale des Nations unies attire des dirigeants mondiaux à New York, mais les règles d’accès posent de fortes limitations locales. L’accord de 1947 stipule que « les autorités fédérales, d’État ou locales des États-Unis ne mettront aucun obstacle au transit » des représentants des États membres.
En 2024, la Cour pénale internationale avait émis des mandats d’arrêt contre Benjamin Netanyahu pour crimes de guerre dans le cadre de l’offensive israélienne consécutive à l’attaque du Hamas du 7 octobre 2023, une décision que l’État d’Israël conteste fermement.