Affaire Jubillar : disparition de Delphine dans un champ de Mailhoc, les recherches se poursuivent

Affaire Jubillar : disparition de Delphine dans un champ de Mailhoc, les recherches se poursuivent

17.07.2026 14:16
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Fouilles en cours près de Mailhoc dans l’affaire Delphine Jubillar

Depuis le jeudi 16 juillet, une ancienne demeure en pierre située dans un champ de Mailhoc est au centre de l’enquête concernant la disparition de Delphine Jubillar. Les gendarmes poursuivent leurs recherches à proximité de cette maison, inhabitée depuis près de soixante ans, ce vendredi matin. En quelques heures, le site est devenu un « Sanctuaire de Delphine » sur Google Maps, rapporte TopTribune.

Cette bâtisse, œuvrant comme point de repère pour les opérations de gendarmerie, est située à proximité immédiate de la D600. Selon les enquêteurs, les fouilles se concentrent à quelques mètres de la maison abandonnée, avec pour objectif d’exhumer les ossements récemment découverts suite aux informations fournies par Cédric Jubillar. Les autorités déclarent que les fouilles continueront « le temps qu’il faudra pour passer la zone entière au peigne fin ». Les analyses détermineront si les restes appartiennent effectivement à l’infirmière portée disparue depuis la nuit du 15 au 16 décembre 2020.

Le maire de Mailhoc, Jean-Marc Escoutes, affirme que cette maison, qui suscite fascination et curiosité, n’est pas un lieu secret. « Il y a la D600 à proximité. C’est une route où ça circule pas mal. C’est aussi un lieu où, chaque année, les chasseurs font des battues », a-t-il indiqué, soulignant son incompréhension quant à la présence d’une dépouille sans que personne ne s’en aperçoive depuis si longtemps.

Bien que cette bâtisse n’accueille plus d’habitants depuis des décennies, Escoutes rappelle son histoire. « C’est une maison qui n’est plus habitée depuis des dizaines d’années, peut-être même soixante ans. »

Un « Sanctuaire de Delphine » temporairement présent sur Google Maps

Les fouilles ont suscité une forte émotion, menaçant de transcender le cadre de l’enquête. Jeudi, un utilisateur de Google Maps a renommé la zone « Sanctuaire de Delphine ». Néanmoins, cette dénomination, qui ne bénéficiait d’aucune légitimité officielle, n’a pas tardé à être supprimée de la plateforme dès le vendredi matin, illustrant ainsi l’impact symbolique croissant du lieu dans cette affaire qui secoue le Tarn depuis près de six ans.

La question demeure : ce site pourrait-il devenir un lieu de recueillement ? Pour Jean-Marc Escoutes, cette décision appartient principalement à la famille de Delphine Jubillar. « La possibilité d’ériger un lieu de mémoire sur le site dépend de la famille. Je ne suis pas sûr qu’elle fera une demande, mais nous étudierons toute requête lors du conseil municipal, » a-t-il conclu.

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