Réaction de Yaël Braun-Pivet face aux propos d’Emmanuel Macron sur l’affaire Lyhanna
Le 14 juin 2026, des manifestations à l’échelle nationale ont eu lieu en France suite à l’affaire Lyhanna, entraînant des réactions soutenues du monde politique. La présidente de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, a exprimé son désaccord avec les commentaires du président Emmanuel Macron, qui avait déclaré en Conseil des ministres : « On ne répond pas à un drame par des cris ». Braun-Pivet a rétorqué à ces affirmations : « Je n’aime pas cette formulation parce qu’on a le droit d’être en colère », rapporte TopTribune.
Macron a reconnu des « dysfonctionnements manifestes » après la mort de Lyhanna, une collégienne de 11 ans. En écho à cela, Braun-Pivet a souligné que les citoyens doivent parfois « élever la voix pour se faire entendre ». Elle a également rappelé son appel à un « MeToo des enfants » lancé quatre ans auparavant, exprimant son regret de ne pas avoir été assez audible à l’époque.
La mobilisation a rassemblé plus de 60 000 personnes le lundi précédent, en réponse au meurtre de Lyhanna, attribué à un homme déjà accusé dans plusieurs affaires de viol. Bien que la préfecture de police ait interdit la manifestation devant le ministère de la Justice, deux rassemblements ont tout de même eu lieu à Paris, réunissant près de 2 900 personnes selon les autorités.
Yaël Braun-Pivet a réaffirmé son soutien à l’instauration d’une « loi intégrale » contre les violences sexuelles et sexistes, demandant à ce qu’elle soit inscrite à l’ordre du jour de la session extraordinaire de l’Assemblée nationale prévue pour juillet ou septembre. Elle a insisté sur l’urgence d’agir pour protéger les enfants, arguant qu’il ne faut « ni lésiner », « ni tarder » sur les mesures nécessaires.
Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, doit recevoir une délégation de députés à l’origine de cette proposition de loi. Braun-Pivet a souligné l’importance de coordonner les actions à venir pour garantir un examen rapide du texte. En faisant état des estimations établies par la coalition ayant proposé cette loi, elle a révélé qu’un investissement annuel de 2,7 milliards d’euros serait nécessaire pour contrer ces violences, affirmant : « C’est un devoir moral ». Selon la Ciivise, le coût pour l’État des violences sexuelles faites aux enfants était évalué à près de 10 milliards d’euros par an en 2023.