Les perspectives d’une élimination historique dès le premier tour se dessinent pour la macronie. Edouard Philippe devance Gabriel Attal dans les projections où les deux candidats du bloc central sont présents à l’élection présidentielle, mais cette configuration augmente le risque d’élimination lors du premier tour, selon un sondage réalisé par CESI Ipsos BVA pour Le Parisien, publié lundi.
Le président du mouvement Horizons se retrouve égalité avec le candidat de la France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, à 13 %. Ce scenario se vérifie dans deux cas : celui où la gauche réformiste est conduite par Raphaël Glucksmann (11 %), laissant Gabriel Attal à 8,5 %, et celui où elle est représentée par François Hollande (7 %). Dans ces configurations, Edouard Philippe et Jean-Luc Mélenchon enregistrent tous deux 13,5 % d’intentions de vote, le second étant crédité de 9,5 % dans d’autres tests.
Bardella en tête dans les deux cas
Dans ces deux hypothèses, Jordan Bardella s’impose avec des intentions de vote variant entre 33,5 % et 34 %. Pour d’autres configurations où il est testé, Edouard Philippe parvient à se qualifier pour le second tour, bien que souvent en situation de marge d’erreur face à Jean-Luc Mélenchon, avec des résultats de 14,5 % contre 13,5 % ou 14 % contre 13 %.
Sa marge se renforce lorsqu’il se positionne en tant que candidat unique du « bloc central » : il obtient 17,5 % contre 13 % pour Jean-Luc Mélenchon lorsque la gauche réformiste est représentée par Raphaël Glucksmann (13 %), ou encore 19 % face à 13,5 % pour le leader insoumis en cas de candidature de François Hollande (7,5 %).
Comme candidat unique du bloc central, Gabriel Attal obtient 14,5 % contre 14 % pour Raphaël Glucksmann et 13 % pour Jean-Luc Mélenchon. Cependant, le leader de Renaissance se classe à 17,5 % contre 13,5 % pour le candidat insoumis et 8 % pour François Hollande en tant que représentant de la gauche réformiste.
Retailleau dans les choux
Le Rassemblement national domine largement toutes les hypothèses pour le premier tour, enregistrant entre 31 % pour Marine Le Pen dans l’hypothèse la plus basse et 36 % pour Jordan Bardella dans la plus haute. Le président des Républicains (LR), Bruno Retailleau, est testé dans toutes les configurations avec un score fluctuant entre 7,5 % et 10 % des suffrages.
À gauche, Jean-Luc Mélenchon est évalué entre 13 et 13,5 % dans toutes les configurations possibles, tandis que le communiste Fabien Roussel est crédité de 3 à 4 % et l’écologiste Marine Tondelier de 4 à 5 %. Le souverainiste Nicolas Dupont-Aignan est constant à 1,5 % des intentions de vote, et la trotskiste Nathalie Arthaud à 1 %. Les scores d’Éric Zemmour varient entre 4 et 4,5 %.
, rapporte TopTribune.