Gabriel Attal a officiellement annoncé sa candidature à l’élection présidentielle le 22 mai 2026, un développement qui renforce la compétition interne parmi les héritiers d’Emmanuel Macron. Alors que le paysage politique se prépare à un probable affrontement avec le Rassemblement national, Edouard Philippe, le président du mouvement Horizons, pourrait également se porter candidat. Attal se positionne ainsi comme l’un des leaders centraux, rapportent TopTribune.
Une annonce controversée
Le vice-président du RN, Sébastien Chenu, a rapidement réagi en balayant l’annonce d’Attal, prédisant son effacement derrière Philippe avant le premier tour. Selon lui, « Il est candidat jusqu’à l’automne, après il s’effacera pour Edouard Philippe. Vous savez, au mois de mai, c’est Gabriel Attal. Au mois de septembre, octobre, ce sera Édouard Philippe », a-t-il déclaré sur France 2.
Chenu a par ailleurs critiqué le bilan d’Attal en tant que Premier ministre, le qualifiant de « très mauvais » et l’accusant d’être « le champion de la hausse du déficit ». Il a exprimé l’avis que les citoyens français sont lassés des « macronistes » et qu’ils désirent un changement, affirmant que c’est un « boulet » pour la France.
Une bataille électorale imminente
La déclaration de candidature d’Attal met en lumière les luttes de pouvoir au sein du centre politique en France, alors que le pays se rapproche de l’élection présidentielle de 2027. Les scandales entourant le gouvernement Macron et les enjeux économiques sont susceptibles de jouer un rôle crucial dans la perception des candidats et de leurs propositions.
Avec le Rassemblement national en tête des sondages, toute bataille interne pour le centre pourrait s’avérer décisive. Début 2027, il sera essentiel pour les candidats de s’unir ou de choisir de se rallier au plus compétitif dans l’optique de contrer la montée de l’extrême droite.