Cannes 2026, jour 9 : trois films marquants en compétition, signés Dumont, Almodóvar et Marre

Cannes 2026, jour 9 : trois films marquants en compétition, signés Dumont, Almodóvar et Marre

21.05.2026 14:27
2 min de lecture

Les longs-métrages de Bruno Dumont, de Pedro Almodóvar et d’Emmanuel Marre illuminent la Croisette avec une créativité remarquable

Trois grands films se sont récemment démarqués au Festival de Cannes. Parmi eux, les œuvres de Bruno Dumont et de Pedro Almodóvar, qui ont tous deux été sélectionnés pour la compétition officielle avec Notre salut et Autofiction. À ces catégories s’ajoute un troisième film, Les Roches rouges, qui pourrait bien être le plus remarquable de cette édition, rapporte TopTribune.

Les Roches rouges, tourné près de Saint-Raphaël, propose une odyssée d’amour et d’aventure portée entièrement par des enfants de cinq ans. Alors que des histoires similaires ont été explorées dans le passé, jamais auparavant des jeunes interprètes n’ont été plongés ainsi dans une aventure cinématographique. Bruno Dumont, connu pour sa capacité à éveiller des émotions à travers de jeunes acteurs, semble ici atteindre de nouveaux sommets.

Le film présente Géo, Manon et Rouben en pleine intrigue de brigandage, tout en vivant une idylle entre Géo et Ève. Dumont parvient à capter des émotions authentiques, créant une expérience cinématographique profonde tant pour les personnages que pour le public. Les Roches rouges s’annonce comme une œuvre audacieuse, mêlant jeu pur et expression artistique, et est attendu en salles le 23 septembre 2026.

«Autofiction», de Pedro Almodóvar (en compétition)

Le 20 mai, Pedro Almodóvar a présenté son vingt-quatrième long-métrage, Autofiction, peut-être l’un de ses meilleurs films récents. Le réalisateur espagnol, fidèle à son style distinctif, sait créer un univers où chaque détail compte. L’œuvre déploie une narration inventive et engagée, soulignant les complexités des relations humaines à travers des personnages féminins revenant sur plusieurs périodes.

Avec des éléments inoubliables, allant des chants de Chavela Vargas aux moments de conflits, Almodóvar s’engage dans une exploration nuancée des émotions et des identités. Le film pose des questions sur les enjeux du deuil et la nature des relations, poussant à réfléchir au registre de la filmographie d’un des auteurs les plus influents de notre époque.

«Notre salut», d’Emmanuel Marre (en compétition)

Emmanuel Marre aborde des thématiques sombres dans Notre salut, relatant l’histoire d’Henri Marre, un fonctionnaire sous le régime de Vichy. À travers une évocation saisissante des mécanismes de soumission politique, le film met en lumière les nuances du comportement humain face à l’autoritarisme. L’illustration d’un personnage devant jongler entre ambition personnelle et adhésion à une idéologie sinistre résonne avec une pertinence historique et contemporaine.

La performance de Swann Arlaud, qui incarne Marre, et celle de Sandrine Blancke, en éveillant une critique intéressante du devoir conjugal, révèlent la complexité des interactions au sein d’une société sous tension. Le film, tout en tissant un lien avec notre époque, se pose en contrepoint d’autres œuvres plus récentes traitant de la même période, questionnant ainsi les biais de la représentation historique.

Ces longs-métrages, chacun à leur manière, enrichissent le paysage cinématographique, proposant des récits puissants et singuliers qui interpellent et suscitent des réflexions sur l’humanité et la création artistique.

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