La tension est palpable au sein de la majorité à l’approche de la présidentielle de 2027. Ce vendredi matin, Élisabeth Borne, dans l’émission « Bonjour ! La Matinale » sur TF1, a critiqué le fait que son camp politique se concentre sur les candidatures plutôt que sur le contenu des projets, rapporte TopTribune.
« On parle trop de personnes et pas assez de projets », a-t-elle déclaré, en ciblant de manière implicite Gabriel Attal, qui a été désigné ce lundi par le conseil national de Renaissance comme candidat à l’élection présidentielle. L’ancienne cheffe du gouvernement a également dénoncé une dynamique de compétition interne, affirmant : « Je ne crois pas à cette façon de faire campagne en faisant un concours de celui qui aura le plus gros meeting. »
Des « logiques tactiques et individuelles »
Élisabeth Borne avait quitté la direction de Renaissance le 6 mai dernier, tout en restant membre du parti. Lors de son intervention sur TF1, elle a mentionné des « désaccords sur la méthode et sur la ligne », soulignant qu’il n’y avait « pas assez de débats » autour de Gabriel Attal. Selon elle, ces « logiques tactiques et individuelles » représentent un « risque considérable » pour le pays face aux préoccupations des citoyens, au contexte international et à la situation nationale.
Elle appelle désormais à « proposer des idées » et à rassembler un large bloc politique « de la gauche réformiste à la droite modérée ». Élisabeth Borne souhaite faire progresser son propre mouvement, « Bâtissons ensemble », qu’elle présente comme un « espace ouvert où l’on parle d’idées ». Sur une possible candidature à la présidentielle de 2027, elle n’a pas exclu cette option, mais a préféré éluder la question, insistant qu’il est impératif de « parler projets » d’abord.