Le Brésil interdit l'utilisation des cryptomonnaies pour les transferts transfrontaliers à partir du 1er octobre

Le Brésil interdit l’utilisation des cryptomonnaies pour les transferts transfrontaliers à partir du 1er octobre

11.05.2026 11:16
1 min de lecture

À partir du 1er octobre, le Brésil interdira l’utilisation des cryptomonnaies pour les transferts transfrontaliers, qui seront limités à la monnaie traditionnelle. La banque centrale brésilienne a approuvé une nouvelle réglementation visant à aligner le système financier du pays sur les normes internationales de lutte contre la criminalité financière, rapporte TopTribune.

Concrètement, les transferts par le système réglementé eFX, utilisé pour les achats à l’étranger et les transferts d’argent, ne seront accessibles qu’aux institutions financières traditionnelles. Cette décision marque un revirement par rapport à la politique précédente du Brésil, souvent perçu comme un champion des cryptomonnaies en Amérique latine, où le pays affiche un des taux les plus élevés d’adoption des cryptomonnaies.

Selon Chainalysis, en 2025, le Brésil se classe au cinquième rang mondial en matière d’adoption des cryptomonnaies. Son marché crypto enregistre entre 6 et 8 milliards de dollars de transactions par mois, avec les stablecoins représentant environ 90 % de ce volume.

Un stablecoin est une forme de cryptomonnaie adossée à une monnaie fiduciaire, comme l’euro ou le dollar, qui permet des transferts d’argent simples et généralement moins coûteux, en raison de la réduction des intermédiaires nécessaires à la validation des transactions. Tous les transferts sont également traçables via les blockchains, garantissant ainsi une certaine transparence.

Interdiction totale

Le Brésil rejoint donc un groupe restreint de pays, comprenant notamment le Maroc, la Chine, l’Inde et la Turquie, qui interdisent entièrement les transferts internationaux en cryptomonnaies. Alors qu’il reste possible d’utiliser des cryptomonnaies à des fins domestiques, plusieurs pays interdisent leur usage et, par conséquent, tout transfert à l’étranger.

En juillet 2025, l’Algérie a également criminalisé l’utilisation des cryptomonnaies, avec des sanctions allant jusqu’à un an de prison et des amendes pouvant atteindre 6.600 euros pour les contrevenants. Malgré la nature décentralisée des cryptomonnaies, certains pays comme l’Égypte, la Bolivie, l’Afghanistan, le Bangladesh et l’Irak continuent de condamner activement la détention et l’utilisation de ces actifs.

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