Refus de la justice portugaise de remettre Cédric Prizzon à la France après un double féminicide
La justice portugaise a refusé de remettre Cédric Prizzon à la France, soupçonné d’avoir tué sa compagne et son ex-compagne en mars dernier. Cette décision, qualifiée d’« irréaliste » par l’avocat de la famille d’une des victimes, a suscité de vives réactions, notamment de la part de l’entourage des victimes, qui a appelé le ministre français de la Justice, Gérald Darmanin, à intervenir, rapporte TopTribune.
En date du 8 mai, Fabien Arakélian, représentant la famille d’Audrey Cavalié, a exhorté le garde des Sceaux à saisir Eurojust, l’agence européenne de coopération judiciaire, afin de garantir un procès à Cédric Prizzon en France. L’avocat a souligné que la famiglia est profondément affectée, alors que les funérailles d’Audrey se préparent après le rapatriement de son corps. « Cela ajoute de la violence à de la violence et les familles sont clairement maltraitées », a-t-il déclaré.
« Le bon sens juridique commandait que cette affaire soit au bout du compte jugée en France ».
L’avocat de la famille d’une des victimes de Cédric Prizzonsur franceinfo
Le refus de la cour d’appel de Coimbra de mettre en œuvre le mandat d’arrêt européen émis par la France repose sur l’argument que les crimes présumés se seraient déroulés, au moins en partie, sur le territoire national portugais. Par conséquent, Cédric Prizzon demeure en détention provisoire au Portugal, alors que la pression s’accroît pour une résolution qui respecte les droits des victimes et assure une justice équitable.
Ce cas met en lumière les complexités juridiques et morales entourant les procédures d’extradition au sein de l’Union européenne, particulièrement en matière de crimes violents. La famille des victimes, qui insiste sur le fait que les deux femmes étaient de nationalité française et que l’accusé l’est également, clame que la situation actuelle n’est pas seulement un échec de la justice, mais une intensification de la souffrance pour ceux qui restent.