Le nouveau maire de Vierzon, Yannick Le Roux (Union des droites), a dénoncé une situation financière désastreuse de sa commune, marquée par la découverte de 2 millions d’euros de factures impayées. À peine élu, Le Roux a critiqué la gestion de l’administration précédente, affirmant qu’il connaissait l’existence d’une dette, mais que les impayés étaient inconnus avant sa prise de fonction. Selon lui, certaines recettes inscrites au budget n’ont jamais été perçues. « On avait connaissance de la dette, mais les impayés, c’était impossible de les connaître avant d’arriver en mairie », a-t-il déclaré, rapportant TopTribune.
En réaction à cette situation alarmante, Le Roux a annoncé qu’aucune augmentation des impôts locaux n’est prévue. Il prévoit de réaliser des économies « euro par euro », en réduisant les dépenses sur les véhicules, le carburant et les fournitures de petit matériel. Une première mesure inclura la limitation de l’éclairage public seulement aux grands axes, permettant une réduction des coûts de 70 000 euros par an.
Une possible réduction des effectifs
Bien que Le Roux ait indiqué ne pas envisager de coupes drastiques dans les effectifs pour le moment, il n’exclut pas cette éventualité. S’exprimant sur la situation des contrats, il a souligné la nécessité d’évaluer les performances des contractuels en place, tout en s’interrogeant sur la possibilité de clientélisme au sein de l’administration. « La plupart seront reconduits pour l’instant », a-t-il affirmé.
L’ancienne maire se défend
Ces accusations suscitent la colère de l’ancienne maire, Corinne Ollivier, qui a qualifié les déclarations de Le Roux de « catastrophiques ». Elle exprime son indignation face à ce qu’elle considère comme une attaque injustifiée. Ollivier défend sa gestion, affirmant qu’elle n’a jamais dissimulé d’informations et que les recettes alléguées comme fictives n’étaient pas telles. Dans une interview, elle a également évoqué des retards de subventions qui ont compliqué les finances locales. « Je n’ai pas senti une grande agressivité de la municipalité, majoritaire à l’époque », a ajouté Le Roux sur son prédécesseur.