Depuis son élection à la mairie de Nice, Éric Ciotti (député UDR allié au RN) cumule actuellement deux mandats. Cependant, cette situation pourrait prendre fin rapidement, car la loi de 2014 interdit le cumul des mandats. Ainsi, un député qui devient maire doit abandonner son siège à l’Assemblée nationale, tout comme un maire qui souhaite siéger au parlement doit renoncer à son poste de maire, rapporte TopTribune.
Récemment élu, Éric Ciotti contourne temporairement cette interdiction. Lundi, la candidate de l’union de la gauche à Nice a annoncé avoir déposé un recours devant le tribunal administratif, signalant des « anomalies graves » lors du second tour des élections municipales. La décision du tribunal est attendue dans un délai de trois mois.
D’autres députés-maires
En attendant, Éric Ciotti maintient son statut de député. Selon le Code électoral, un député dans une situation d’incompatibilité doit y remédier « en démissionnant du mandat ou de la fonction qu’il détenait antérieurement, au plus tard le trentième jour qui suit la date de la proclamation des résultats de l’élection ». En cas de contestation, la date limite est repoussée à celle du jugement confirmant l’élection. Il est donc possible que Ciotti cumule temporairement ses deux mandats. Ce n’est pas une première pour lui, un article de Libération rappelle qu’en 2013, il exerçait déjà en tant que député et président du conseil général des Alpes-Maritimes.
À l’issue de ces élections municipales, 38 députés ont été élus maires de leur commune. Selon LCP, au moins 27 d’entre eux ont choisi de privilégier leur fonction de maire au détriment de leur siège à l’Assemblée nationale.