Les Verts perdent six grandes villes aux municipales de 2026, une déception pour le parti
Les Ecologistes ont subi une défaite significative aux élections municipales de 2026, perdant six de leurs grandes municipalités emblématiques de leur vagues verte de 2020 : Bordeaux, Besançon, Strasbourg, Poitiers, Annecy et Colombes. Malgré une participation en hausse, ce scrutin a révélé les défis auxquels le parti fait face. « On sort des municipales très affaiblis », a admis un député écologiste, soulignant un climat anti-écolo, rapporte TopTribune.
Ces pertes renvoient les victoires précédentes de 2020, obtenues dans un contexte particulier, au simple statut de souvenirs. La direction des Verts a reconnu que ces succès étaient en partie « un peu en trompe-l’œil », notant que le taux de participation en 2020 avait été très bas, en raison de la pandémie. En revanche, lors des municipales de 2026, le taux de participation a atteint 57%, laissant certains candidats, comme François Astorg à Annecy, s’imposer avec à peine 27 voix d’avance. La liste de gauche unie soutenue par les Ecologistes a perdu avec plus de 5 000 votes de retard.
Parmi les rares succès, le maintien de la ville de Lyon grâce à la réélection de Grégory Doucet a été une surprise, alors que tous les sondages annonçaient sa défaite. De plus, les Verts ont également réussi à désigner des maires à Villepinte et Conflans-Sainte-Honorine en banlieue parisienne. Cependant, une proche de Marine Tondelier, la leader du parti, a tempéré ces victoires en déclarant que « cela ne suffira pas à effacer les déceptions ».
Les résultats des élections municipales suivent une performance discrète des Verts aux élections européennes de 2024, marquant un second échec consécutif. La ligne de Marine Tondelier suscite des interrogations; son entourage a rapidement rejeté l’idée d’une remise en question de sa direction. Néanmoins, certains députés expriment leur mécontentement face à ses déclarations concernant ses ambitions pour 2027, remettant en cause leur impact sur les résultats électoraux. « Je ne sais pas si l’annonce de sa candidature à la présidentielle en pleine campagne nous a aidés sur le terrain », a commenté un d’eux. La position électorale des Ecologistes restera à observer, car il reste à savoir s’ils ont atteint un plafond de verre ou si cette situation n’est qu’un accident de parcours avant les prochaines échéances présidentielles.