Avion : un réflexe courant peut entraîner un atterrissage d'urgence

Avion : un réflexe courant peut entraîner un atterrissage d’urgence

27.05.2026 12:06
3 min de lecture

Dans un avion, certains objets courants peuvent générer de réels problèmes de sécurité. L’incident survenu lors d’un vol EasyJet vers Rome en est un parfait exemple : une simple batterie, mal positionnée, peut perturber un trajet entier, rapporte TopTribune.

La batterie externe, nouvel angle mort du voyageur pressé

Avant même d’embarquer, il est fréquent de brancher un téléphone à une batterie externe, d’où la tentation de la ranger dans une valise, pensant ainsi prolonger l’autonomie des appareils. Cependant, cette pratique peut enfreindre les règles de sécurité aérienne : une batterie lithium en marche, enfermée dans un espace confiné parmi d’autres bagages.

Ce fut le cas du vol EasyJet EZY2618, qui a dû faire demi-tourn, après que l’équipage ait signalé la présence d’une batterie externe active dans un bagage en soute. Initialement parti d’Hurghada en Égypte en direction de Londres-Luton, l’avion a finalement atterri à Rome-Fiumicino pour des raisons de sécurité. Selon certaines sources, l’atterrissage s’est déroulé sans incident, mais les passagers ont dû attendre avant d’être redirigés vers leur destination.

La compagnie EasyJet a confirmé cet événement via un communiqué relayé par des médias : « Le vol EZY2618 a été dérouté vers Rome-Fiumicino après que l’équipage a été alerté au sujet d’une batterie externe chargée dans un bagage. » La compagnie a précisé que cette décision était conforme aux règles de sécurité établies, indiquant ainsi qu’il ne s’agissait pas d’un excès de précaution, mais d’un respect rigoureux des protocoles.

Ce genre de situation peut surprendre, étant donné que la batterie externe est devenue un accessoire courant pour les longs trajets. Elle accompagne souvent les passagers lors de leurs déplacements, que ce soit pour des vacances ou des voyages professionnels. Toutefois, en matière de transport aérien, cet objet devient une marchandise considérée comme dangereuse lorsqu’elle contient une batterie lithium. Ce qui pose problème ne se limite pas à sa simple présence : son emplacement, son état et son utilisation durant le vol sont également primordiaux.

En cabine, l’équipage peut agir ; en soute, il subit

Les passagers doivent garder leur batterie externe en cabine. L’Association internationale du transport aérien (IATA) rappelle : « Ne placez jamais les batteries de rechange ou les batteries externes dans des bagages enregistrés. » Cela vise à garantir que ces objets demeurent visibles, accessibles et contrôlables à bord de l’avion.

Une batterie lithium peut surchauffer, fumer ou s’enflammer si elle est endommagée ou de mauvaise qualité. En cabine, un passager ou un membre de l’équipage est en mesure d’identifier rapidement un problème. Le personnel embarqué peut alors isoler l’appareil dangereux, intervenir et contrôler la situation afin d’éviter une aggravation. En revanche, en soute, la situation est bien plus préoccupante : l’objet se retrouve enfermé, inaccessible, rendant l’intervention directe impossible durant le vol.

Selon la Civil Aviation Authority britannique, les batteries externes doivent obligatoirement être transportées en bagage à main, protégées individuellement lorsqu’elles ne sont pas utilisées, et leur recharge à bord est prohibée. L’agence insiste aussi sur le fait qu’elles ne doivent pas servir à recharger d’autres appareils en vol. De plus, elle impose une limite générale de deux batteries externes par passager.

Cette évolution s’inscrit dans un cadre réglementaire plus vaste. L’Organisation de l’aviation civile internationale a également mis en place de nouvelles restrictions depuis le 27 mars 2026, limitant la possession de ces appareils à deux par passager et interdisant leur recharge à bord.

Ce que ce déroutement dit des nouvelles règles de voyage

L’incident sur le vol EasyJet souligne que les règles de sécurité ne sont pas toujours bien comprises au moment crucial, soit avant l’enregistrement des bagages. Beaucoup de voyageurs connaissent la possibilité d’emporter une batterie externe à bord, mais peu d’entre eux réalisent qu’elle doit demeurer en cabine et ne doit pas être utilisée depuis un bagage en soute.

Il est également important de se pencher sur la question des bagages cabine qui sont transférés en soute à la porte d’embarquement. Dans le cas où un vol est complet, une valise cabine peut être prise par la compagnie au dernier moment pour être mise en soute. Dans ce scénario, le passager doit veiller à retirer les batteries externes, cigarettes électroniques et batteries lithium de rechange avant de laisser son bagage. EasyJet rappelle également qu’en ce qui concerne les bagages connectés, la batterie lithium doit être enlevée si le bagage est transféré en soute. Si cela est impossible, le bagage peut être refusé.

L’IATA souligne également l’importance de protéger contre les courts-circuits. Les bornes d’une batterie doivent être couvertes ou la batterie placée dans une pochette appropriée. Bien que cela puisse sembler technique, cette consigne répond à un risque concret : dans un sac ou une valise, la batterie peut entrer en contact avec des objets métalliques. Un simple contact malencontreux peut suffire à produire une surchauffe.

Pour les passagers, il est donc essentiel de suivre quelques bonnes pratiques : conserver les batteries externes en cabine, vérifier leur état avant le départ, éviter de transporter une batterie déformée ou abîmée, ne pas charger un appareil durant le vol si tel est l’interdit de la compagnie, et retirer toute batterie lithium d’un bagage cabine si celui-ci est transféré en soute.

Bien que le vol EasyJet ne se soit pas soldé par un incendie, cet épisode a suffi à transformer un vol direct en une interruption de voyage, entraînant un atterrissage imprévu et d’importants retards pour les passagers.

Laisser un commentaire

Your email address will not be published.

Dernières nouvelles

À NE PAS MANQUER