Présidentielle 2027 : la droite et le centre face à l'enjeu d'une candidature unique

Présidentielle 2027 : la droite et le centre face à l’enjeu d’une candidature unique

24.03.2026 18:46
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Après les élections municipales, tous les regards se tournent déjà vers la présidentielle. Des débats houleux sont attendus ce mardi soir au bureau national du Parti socialiste suite aux résultats décevants des alliances avec La France insoumise. De son côté, la droite et le centre affrontent des tensions similaires. Les Républicains devraient également s’affronter ce soir sur les modalités de désignation de leur candidat à la présidentielle. Au centre, Edouard Philippe entend faire de sa réélection un tremplin pour 2027, tandis que Gabriel Attal prévoit d’accélérer les initiatives dans les semaines à venir, rendant l’hypothèse d’une candidature de la droite et du centre de plus en plus délicate, rapporte TopTribune.

« Éviter le duel Mélenchon – Bardella »

Les candidats se multiplient : Edouard Philippe, David Lisnard, Xavier Bertrand et Bruno Retailleau sont déjà déclarés, tandis que Gabriel Attal devrait bientôt faire de même. Certains, tels que Gérald Darmanin, Laurent Wauquiez, voire Yaël Braun-Pivet, Élisabeth Borne ou Michel Barnier, envisagent la possibilité de se présenter. Ces ambitions risquent de créer un embouteillage au premier tour, compromettant ainsi l’accès au second tour pour le bloc central. « Il n’y a pas besoin d’avoir fait Sciences Po ou l’ENA pour comprendre que si ne serait-ce que 2 ou 3 de ceux-là y vont, on est morts ! », a souligné un député des Républicains.

Ce mardi matin, Gabriel Attal a exhorté Horizons et le MoDem à se coordonner avec Renaissance pour « organiser » un « rassemblement » avant l’élection présidentielle. L’ancien Premier ministre a proposé, sur France Inter, « une primaire » ou « des sondages » pour éviter « l’éparpillement chez les ex-macronistes ». « Nos trois familles ont gouverné ensemble. Il faut prendre nos responsabilités pour éviter d’avoir Mélenchon – Bardella au second tour de la présidentielle, un duel que les Français redoutent », a insisté la députée Renaissance Prisca Thévenot. Toutefois, Edouard Philippe a déjà exclu sa participation à une primaire et souhaite profiter de sa réélection au Havre pour se démarquer.

« Le Havre, c’est une très belle ville, mais je ne vois pas comment on tire la ligne entre un scrutin local et l’enjeu national », a déclaré Prisca Thévenot. L’absence de candidats Républicains dans cette perspective de rassemblement constitue un autre obstacle : « Aujourd’hui, je ne sais pas qui sont les Républicains. Nous pouvons travailler avec Bertrand, Copé ou Pécresse, mais franchement vous me voyez tracter pour Retailleau ? On ne combat pas les extrêmes en glissant sémantiquement et politiquement vers eux », a-t-elle ajouté.

« Les adhérents LR détestent la primaire »

Le bureau politique des Républicains s’annonce houleux, entre ceux qui soutiennent l’idée d’une primaire, comme Laurent Wauquiez, et ceux, comme Bruno Retailleau, qui souhaitent une validation par les adhérents. « Wauquiez était contre la primaire il y a un an ; il n’aurait jamais pris cette position s’il avait contrôlé le parti. Son but est simplement de contrarier Retailleau », a commenté l’ancien député Pierre-Henri Dumont.

Selon Le Figaro, le parti devrait soumettre plusieurs options aux adhérents pour un vote dans les prochaines semaines : une primaire fermée où seuls les adhérents votent, une primaire semi-ouverte ou la désignation du président du parti comme candidat, ce qui serait Bruno Retailleau. « Il faut une candidature de l’un des nôtres à l’élection présidentielle. Ce n’est pas à nous de gérer le triste héritage des quinquennats Macron », a ajouté Dumont.

« Nos adhérents détestent la primaire, donc cela reviendrait à valider la candidature Retailleau. Le problème, c’est qu’il ne décolle pas dans les sondages depuis son annonce », a souligné un député LR. Cette option n’aiderait pas à résoudre la multiplication des candidatures, notamment celles au sein du bloc central macroniste, ainsi que celle d’Éric Zemmour. Si plusieurs candidatures surgissent, cela risque de condamner le parti, a conclu un élu LR. « Même en tentant d’être pragmatique, je ne vois pas d’options qui marchent, c’est ça qui est terrible… »

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