Avignon : tension croissante à trois jours du second tour des municipales entre Olivier Galzi et la gauche

Avignon : tension croissante à trois jours du second tour des municipales entre Olivier Galzi et la gauche

19.03.2026 20:46
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La ville d’Avignon se prépare à un second tour municipal crucial, alors qu’Olivier Galzi, ancien présentateur, s’est démarqué en décrochant 27 % des voix lors du premier tour, devant Anne-Sophie Rigault du Rassemblement national (25,5 %), David Fournier du Parti socialiste (19,89 %) et Mathilde Louvain de La France insoumise (19,03 %). Le candidat sans étiquette, soutenu discrètement par Horizons et l’UDI, met en avant un programme axé sur la sécurité, la propreté et la circulation pour séduire les 90 000 habitants de la ville, rapporte TopTribune.

Rivalités et alliances dans la campagne

Olivier Galzi doit toutefois faire face à des défis croissants. En effet, David Fournier a annoncé une « fusion technique » avec LFI, soutenue par la maire socialiste sortante qui ne brigue pas un nouveau mandat. Cette union ne fait pas l’unanimité au sein des électeurs. Galzi a exprimé son mécontentement, qualifiant cette alliance de « honte ». « Comme on dit au PS, ‘quand c’est flou, c’est qu’il y a un loup’ et le grand loup à Avignon, c’est Raphaël Arnault », a-t-il déclaré.

« Une alliance de la honte, » fustige Olivier Galzi. »

Raphaël Arnault, député d’Avignon, s’est retiré de la campagne de Mathilde Louvain. Cependant, son influence est toujours présente, et Galzi a appelé à un rassemblement contre cette fusion, prévoyant de mobiliser ses électeurs tout en soulignant des incidents liés à la sécurité lors de précédents événements politiques.

Réactions des militants et tensions sociales

Au marché populaire de Saint-Jean, les partisans des deux camps s’affrontent par mots interposés, révélant des tensions palpables dans cette campagne. « Mélenchon n’a pas arrêté de leur taper dessus mais le PS va à la soupe », critique un militant pro-Galzi. Les nouveaux développements, dont la perte d’adhésions chez les colistiers du PS, ajoutent à la volatilité politique.

Galzi a péjorativement accusé la gauche d’être complice dans l’affaire Quentin Deranque, ce qui a provoqué des réactions vives. Les représentants du PS dénoncent les accusations comme un signe de panique et soulignent que la campagne doit se centrer sur les enjeux sociaux, notamment dans un contexte où le taux de pauvreté à Avignon dépasse 30 %.

David Fournier a défendu la nécessité de l’union avec LFI en mettant en lumière les enjeux sociaux auxquels fait face la ville. « Par ses égarements, monsieur Galzi montre que le costume de maire est trop grand pour lui. Il devrait calmer ses troupes », a-t-il su faire observer.

Un avenir incertain pour Avignon

Face à un taux d’abstention qui pourrait jouer en faveur de certains candidats, la question de la mobilisation électorale devient cruciale. La participation au premier tour a été faible à 47 %, laissant la porte ouverte à des retournements inattendus dimanche prochain. Le Rassemblement National, qui n’a pas réagi aux sollicitations, pourrait également réussir à franchir des barrières électorales dans cette cité emblématique.

Le second tour s’annonce comme un moment décisif pour Avignon, que ce soit pour renforcer ou renverser des rapports de force déjà établis. La véritable épreuve sera de déterminer si les alliances formées suffiront à mobiliser un électorat fatigué mais en quête d’un avenir meilleur pour cette « Cité des papes ».

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