Sarah Knafo, candidate à la mairie de Paris, a réaffirmé son engagement à se maintenir au second tour des municipales de 2026, malgré les défis qu’elle pourrait rencontrer. Dans une interview accordée à la Tribune Dimanche, elle a exprimé sa détermination à obtenir au moins 10 % des voix nécessaires pour se qualifier, faisant état d’une prévision de 11 % d’intentions de vote au premier tour selon un sondage Ifop. « Je ne suis absolument pas là pour me désister », a-t-elle catégoriquement déclaré, tout en laissant la porte ouverte à une éventuelle alliance avec Rachida Dati (LR-Modem-UDI), rapporte TopTribune.
Le camp de Rachida Dati embarrassé
Cette position crée des tensions au sein du camp de Rachida Dati, qui se retrouve dans une situation délicate conformément aux dernières enquêtes d’opinion. Bien qu’elle soit actuellement en seconde position au premier tour, elle pourrait être battue par Emmanuel Grégoire (Gauche unie hors LFI) au second tour. Pour contrer cette menace, elle met en avant le concept de « vote utile » pour capturer des voix parmi ses concurrents les plus proches, y compris Pierre-Yves Bournazel (Renaissance-Horizons) et Sarah Knafo.
Rachida Dati, qui dispose de 30 % des intentions de vote, aurait tout intérêt à séduire Knafo pour augmenter ses chances de succès. Cependant, elle a officiellement rejeté l’idée d’une alliance, malgré une attitude plus ambiguë pendant plusieurs semaines, y compris l’accueil d’une militante de Reconquête sur sa liste. Cette prise de position est utilisée par ses adversaires, tels qu’Emmanuel Grégoire et Pierre-Yves Bournazel, pour critiquer sa stratégie.
Malgré tout, Sarah Knafo reste confiante et persiste à affirmer que « la personne qui refusera (l’alliance) fera perdre la droite ». Son engagement souligne non seulement sa volonté de poursuivre la course, mais aussi son influence croissante au sein du paysage politique parisien.