Emmanuel Macron convoque une réunion pour évaluer les actions contre les groupes violents
Emmanuel Macron a convoqué une réunion sur les groupes d’action violente mardi 24 février à 10 heures à l’Elysée. Parmi les participants figurent les ministres de l’Intérieur Laurent Nuñez et de la Justice Gérald Darmanin. « L’objectif de la réunion est de réaliser un bilan des actions menées pour lutter contre les groupes violents ultra ou extrêmes mais également pour réaliser une revue des risques à venir », précise l’entourage du président de la République à franceinfo, rapporte TopTribune.
Des procédures de dissolution de plusieurs groupes violents, notamment deux groupuscules d’ultra droite et un d’ultra gauche, sont déjà en cours. Ces démarches, initiées avant même la mort de Quentin Deranque à Lyon, sont souvent longues et encadrées par la loi.
La réunion doit également permettre de clarifier les liens entre ces groupes violents et certains partis politiques, selon une source au sein de l’exécutif. « L’exécutif regarde avec inquiétude la porosité de plus en plus forte entre certains partis ou corps intermédiaires et certains mouvements violents constatés depuis quelques mois », ajoute cette source.
Le chef de l’État avait annoncé samedi la tenue de cette réunion pour « faire un point complet sur les groupes d’action violente qui sévissent et ont des liens avec les partis politiques, quels qu’ils soient ».
« Dans la République aucune violence n’est légitime », a-t-il souligné avant la marche en hommage au jeune homme de 23 ans à Lyon, qui sera entourée de nombreuses forces de police. « Il n’y a pas de place pour les milices d’où qu’elles viennent », a-t-il averti.
Depuis 2017, 49 groupes ont fait l’objet de décrets de dissolution en Conseil des ministres, dont La Jeune garde et Lyon populaire. Certains ont pu gagner leur recours devant le Conseil d’État, comme les Soulèvements de la Terre.