Nice : Éric Ciotti présente une liste municipale incluant discrètement huit membres du Rassemblement national

Nice : Éric Ciotti présente une liste municipale incluant discrètement huit membres du Rassemblement national

22.02.2026 17:56
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Éric Ciotti, candidat à l’élection municipale des 15 et 22 mars prochains à Nice, a présenté dimanche ses 70 colistiers, parmi lesquels se trouvent discrètement huit membres du Rassemblement national local. Sur ces huit candidats, six pourraient intégrer le prochain exécutif municipal si Ciotti, actuellement en tête selon un récent sondage face au maire sortant Christian Estrosi (Horizons), parvient à prendre la mairie, rapporte TopTribune.

« Une liste sans étiquette »

Benoît Kandel, responsable de la section niçoise du RN, rappelle que lors des élections européennes de 2024, le parti a obtenu 32 % des voix à Nice, soit un Niçois sur trois. Ancien colonel de gendarmerie et ex-premier adjoint de Christian Estrosi, Kandel figure également sur la liste à une position éligible.

« C’est une liste sans étiquette, qui rassemble des candidats de toutes origines politiques, principalement des familles de droite autour de l’alliance que j’ai fondée entre l’UDR et le RN, mais il y a aussi des personnes ayant appartenu à l’UDI, ainsi que Jean-Marc Governatori, qui conduisait pour la gauche la liste aux dernières municipales », a déclaré le député niçois lors d’une rencontre avec ses colistiers pour une photo de groupe.

Sur le matériel de campagne de Ciotti, aucune mention des partis UDR ou RN n’est faite, privilégiant le nom de sa liste : « Éric Ciotti, le meilleur est à venir ».

La liste ne comprend pas le président du club de football, Jean-Pierre Rivère, à qui Ciotti promettait le rôle de premier adjoint. Ce dernier s’est retiré après que le camp Estrosi a évoqué un risque de conflit d’intérêts. Néanmoins, Rivère préside le comité de soutien d’Éric Ciotti.

Ciotti a dû recourir aux tribunaux pour faire valider sa liste définitive, initialement refusée par le préfet des Alpes-Maritimes en raison d’un possible conflit d’intérêts impliquant l’ex-patron des patrons locaux, bien positionné sur la liste. Le tribunal administratif a statué que le préfet avait outrepassé ses pouvoirs.

De son côté, la gauche se présente divisée avec une liste Écologistes-PS-PCF et une liste LFI, mais ses électeurs pourraient jouer un rôle déterminant au second tour. Le camp Estrosi, cherchant à dissuader les électeurs du RN, qualifie sans relâche son adversaire de « candidat de l’extrême droite ».

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