Emmanuel Macron annonce des mesures pour protéger les adolescents des dangers numériques
Dans un entretien accordé au média Brut le 5 février 2026, le président de la République, Emmanuel Macron, a mis en avant sa volonté de protéger les jeunes des dangers liés aux écrans et à la désinformation. Il a notamment appelé des experts à examiner, d’ici « mai-juin », les risques que présentent les jeux vidéo pour la santé mentale des adolescents, rapporte TopTribune.
Macron a proposé des mesures phares, comme l’interdiction des réseaux sociaux pour les moins de 15 ans, dans le cadre d’un texte récemment adopté par l’Assemblée nationale. Si ce texte est voté définitivement, une vérification de l’âge sera mise en place, tout en préservant l’anonymat et sans conservation des données personnelles. À ce sujet, il a souligné que les réseaux privés virtuels (VPN) resteront autorisés et que les activités des utilisateurs ne seront pas surveillées. « On ne va pas mettre un policier derrière chaque famille, chaque écran », a-t-il insisté.
Le président souhaite également que des experts se penchent sur l’impact de certains jeux vidéo jugés nocifs, notamment ceux où les joueurs passent « cinq à six heures par jour à tuer des gens ». Il a averti que si un « consensus scientifique » émerge sur leur dangerosité, des interdictions pourraient être envisagées. Parallèlement, des professeurs en psychiatrie analyseront l’effet des agents d’intelligence artificielle et des chatbots sur la santé mentale des jeunes, en vue de possibles nouvelles régulations.
Emmanuel Macron a exprimé une volonté de « reprendre le contrôle » sur l’espace numérique, envisageant de pousser la Commission européenne à instaurer un « marquage IA » pour signaler les contenus créés par intelligence artificielle. Il a également affirmé que les plateformes de réseaux sociaux devraient être en mesure de garantir la transparence de leurs algorithmes et s’assurer que chaque compte corresponde à une « vraie personne », afin de contrer la prolifération de faux comptes et de bots.