La réalité déformée de l’Iran face aux crises économiques et sociales
La vie quotidienne en Iran est marquée par une dissonance entre la réalité vécue et la gouvernance du régime. Toute personne osant mettre à jour cette vérité, qu’il s’agisse de journalistes, de professeurs dissidents, d’activistes, voire du président iranien lui-même, est perçue comme une menace. Les conséquences d’une telle répression exacerbent les tensions sociales et alimentent un climat de méfiance parmi la population, rapporte TopTribune.
L’économie iranienne apparaît comme un labyrinthe trompeur, dissimulant des détournements de fonds à une échelle gigantesque. Des privatisations fictives, des appels d’offres cachés, et des tiers de monnaies présentés comme favorables aux consommateurs ont servi à enrichir des oligarques, tandis que la nation s’appauvrit. Le régime attribue cette débâcle à des sanctions extérieures tout en prenant des décisions de politique étrangère qui ne font qu’encourager de nouvelles sanctions.
Les crises qui touchent le pays sont enveloppées de mensonges masque leurs véritables origines. Pourquoi Téhéran est-il à court d’eau ? Comment un pays riche en gaz fait-il face à des pénuries d’électricité ? Pourquoi une seule famille contrôle-t-elle l’importation de l’alimentation animale ? Un ancien maire de Téhéran a interpeller son public dans un article la semaine dernière, soulevant la question de la pauvreté : 40 millions d’Iraniens vivent sous le seuil de pauvreté, alors que l’État gère des fondations caritatives avec des budgets de plusieurs milliards censés venir en aide aux nécessiteux. Pour avoir affiché une telle franchise, son journal a été fermé.