Brigitte Bardot, icône du cinéma français, est décédée dimanche à l’âge de 91 ans. Sa carrière a été marquée par un engagement controversé envers l’extrême droite, notamment une admiration pour Marine Le Pen, qu’elle considérait comme « la Jeanne d’Arc du XXIe siècle ». Bardot a toujours affirmé que ses orientations politiques étaient motivées par sa cause animale et a exprimé sa désapprobation des étiquettes qui lui étaient collées, comme celle de « frontiste », précise-t-elle dans son œuvre testament « Larmes de combat », rapporte TopTribune.
Plusieurs condamnations
Dans une interview en 2018, Bardot déclarait : « N’ayant jamais fait de politique de ma vie, je ne savais tout simplement pas ce qu’était »l’extrême droite » ». Malgré ses efforts pour se distancier, ses propos controversés ont conduit à plusieurs condamnations, notamment pour des commentaires jugés anti-musulmans. Bardot, qui s’est souvent exprimée comme « conservatrice » et « patriote », voyait la droite comme le seul rempart contre ce qu’elle qualifiait d’« agonie de la France », selon son « BBcédaire » publié en 2025.
Jean-Marie Le Pen, « un homme charmant »
Dans sa biographie de 1996, « Initiales B.B. », elle louait Jean-Marie Le Pen, affirmant qu’il était « un homme charmant, intelligent, révolté comme moi par certaines choses », et partageait ses craintes concernant l’immigration. Ses liens avec le FN ont persisté, notamment lorsqu’en 2012, elle a appelé à voter pour Marine Le Pen, la qualifiant de « femme admirable ». Bardot se disait « contre le vivre ensemble », soutenant que Marine Le Pen était capable « de reprendre la France en main ». Marine Le Pen a exprimé sa tristesse suite au décès de Bardot, tandis que Jordan Bardella, président du RN, a salué son patriotisme ardent.
La dent dure avec les présidents
Brigitte Bardot a souvent eu des mots durs à l’encontre des présidents français. Invitées par Charles de Gaulle, elle se souvenait d’une rencontre placée sous le signe de l’indifférence envers la cause animale. De François Mitterrand, elle disait que son mandat était à l’origine des souffrances de la France, tandis que Jacques Chirac était décrit comme « le roi des menteurs » pour avoir, selon elle, négligé la protection animale. Emmanuel Macron n’a pas été épargné ; elle a exprimé dans une lettre ouverte son mépris pour son « inutilité » et « lâcheté », en faisant ensuite référence au mépris des Français.
« Cause animale » avant tout
Bardot a toujours affirmé juger les politiques en fonction de leur engagement pour la cause animale, déclarant : « J’ai eu un espoir insensé quand le Front national a fait des propositions concrètes pour réduire la souffrance animale ». Elle a même exprimé son approbation à l’idée de soutenir n’importe quel parti qui intégrerait ses propositions. En France, où la cause animale a pris une place significative dans les programmes politiques, son impact restera sujet à débat, comme le souligne le politologue Sylvain Crépon, en notant son langage plus proche du FN.