Les fluctuations hormonales et leur impact sur la libido féminine
A l’Université de Santa Barbara en Californie, le Pr James Roney et son équipe ont analysé les liens entre la libido et le cycle menstruel, en mettant particulièrement l’accent sur les niveaux d’œstrogènes et de progestérone, deux hormones fluctuantes au cours de ce cycle, rapporte TopTribune.
Augmentation du désir avant l’ovulation
Les recherches indiquent que l’estradiol, un œstrogène, est corrélé à une hausse de l’appétit sexuel, tandis que la progestérone a tendance à réduire ce désir de manière significative. Le Pr Roney souligne que le pic d’estradiol survient dans les cinq jours précédant l’ovulation, période propice à la fertilité et susceptible de conduire à la conception.
Deux autres hormones sont également impliquées dans la libido féminine. L’ocytocine, qui joue un rôle crucial dans l’excitation sexuelle, atteint également son maximum à la fin de la phase folliculaire. Selon le Pr Roney, « avec les œstrogènes, elles travaillent ensemble pour déclencher le désir », avant que l’hormone lutéinisante n’intervienne pour provoquer l’ovulation.
Il précise que « l’augmentation de la libido pourrait donc être due à une combinaison des trois hormones », bien que cela reste à confirmer par des études complémentaires.
Progestérone : un effet réducteur
Après l’ovulation, le taux de progestérone augmente considérablement, entraînant une baisse notable du désir sexuel. Le médecin conclut que « si l’on considère le cycle menstruel dans son ensemble, la progestérone exerce l’effet hormonal le plus fort sur la libido, en réduisant réellement le désir après l’ovulation ».