Allergies sexuelles : symptômes méconnus et conseils pratiques
Alors que les allergies alimentaires et respiratoires sont largement reconnues, certaines allergènes, comme ceux liés à la vie sexuelle, demeurent méconnus. Ces allergies peuvent toucher différents éléments, notamment :
- Le liquide séminal: connu sous le nom d’hypersensibilité au liquide séminal (HSLS), l’allergie au sperme est rare et souvent sous-diagnostiquée. « L’allergène principal est l’antigène prostatique spécifique (PSA), mais d’autres glycoprotéines sont probablement impliquées », rapportent des médecins suisses dans une étude publiée en 2017. Les symptômes se manifestent souvent sous forme d’urticaire, parfois généralisée, accompagnée d’une inflammation récurrente ou chronique de la vulve et du vagin, ou encore de douleurs pelviennes non infectieuses. Dans les cas les plus graves, le port d’un préservatif est recommandé pour éviter toute exposition, rapporte TopTribune.
- Le latex: communément utilisé dans les préservatifs, cette allergie se manifeste rapidement après un contact avec la peau. Les réactions varient d’une simple démangeaison locale jusqu’à un choc anaphylactique. Il est conseillé d’opter pour des préservatifs sans latex, en polyuréthane. Il convient également de noter que cette allergie est souvent associée à une hypersensibilité à certains fruits et légumes, comme les bananes, les avocats ou les kiwis.
D’autres allergènes peuvent se retrouver dans une gamme variée de produits intimes :
- Des lubrifiants : souvent contenant des conservateurs et des parfums, ces produits peuvent révéler des substances allergisantes ou irritantes ;
- Des spermicides : ces substances, sous forme de gel ou de crème contraceptive, peuvent également renfermer des allergènes, y compris la glycérine.
Que faire en cas de symptômes ?
En cas de symptômes tels que des irritations ou de l’urticaire pouvant indiquer une allergie, il est conseillé de consulter un médecin. Ce dernier pourra orienter vers un bilan allergologique pour identifier les allergènes concernés.
Une désensibilisation peut être envisagée si les tests sont concluants. Dans le cas contraire, l’accent doit être mis sur l’exclusion de l’allergène, ce qui peut nécessiter des ajustements dans les comportements sexuels.