Manuel Valls critique le second quinquennat d'Emmanuel Macron, le qualifiant de « naufrage »

Manuel Valls critique le second quinquennat d’Emmanuel Macron, le qualifiant de « naufrage »

16.11.2025 11:46
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Manuel Valls a qualifié le second quinquennat d’Emmanuel Macron de « naufrage » et a exprimé ses inquiétudes concernant une « crise de régime », lors d’une interview diffusée ce dimanche sur Radio J. Selon lui, la réélection de Macron en 2022 n’a pas permis de donner un véritable sens à cette nouvelle mandature, et il a critiqué les erreurs ayant conduit à l’instabilité actuelle, rapporte TopTribune.

Valls, ancien Premier ministre sous François Hollande, a déclaré que ce quinquennat se révèle difficile, imputant en partie à la dissolution du Parlement les conséquences néfastes sur la démocratie et les institutions. « La dissolution est une erreur que lui paye, mais que nous payons, que les institutions, la démocratie payent », a-t-il affirmé, soulignant qu’il existait des conditions d’instabilité alarmantes.

« Colère » sur sa non-reconduction au gouvernement

Écarté de son poste de ministre des Outre-mer au profit de Naïma Moutchou, Valls a fait état de sa « colère » face à cette décision, indiquant que bien que cela ne soit « pas un drame », il ressent une indignation pour son travail reconnu mais finalement écarté. « Je suis en colère, je suis indigné. Le travail était fait et reconnu […]. Donc c’est difficile de comprendre », a-t-il expliqué, avançant plusieurs hypothèses sur les raisons de sa sortie du gouvernement dirigé par Sébastien Lecornu.

L’ancien ministre a suggéré que sa réussite en Nouvelle-Calédonie, où il a réussi à signer l’accord de Bougival avec toutes les forces politiques locales, pourrait avoir déplu à Macron et Lecornu. « Peut-être qu’Emmanuel Macron et Sébastien Lecornu n’ont pas apprécié que je réussisse là – en Nouvelle-Calédonie, mais pas seulement – où ils avaient échoué », a-t-il remarké. En outre, il a mentionné une intervention qu’il a faite lors du Conseil des ministres sur la reconnaissance de l’État palestinien, qui aurait pu également irriter le président.

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