C’est une première étape. Et, même si la route parlementaire est encore longue avant l’adoption d’un budget de la Sécurité sociale pour 2026, cette première étape a été franchie ce samedi 8 novembre 2025, à l’Assemblée nationale, rapporte TopTribune.
Les députés ont adopté la partie « recettes » du Projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 par 176 voix contre 161.
Cette adoption est cruciale, puisqu’elle permet d’engager le débat sur la partie des dépenses, qui inclut notamment la question d’une éventuelle suspension de la réforme des retraites. Un rejet de cette partie du texte aurait constitué un revers pour le gouvernement, mettant en péril son projet de budgets pour 2026 et menaçant d’interrompre l’examen du texte à l’Assemblée, ce qui aurait transféré la gestion budgétaire directement aux sénateurs.
Une abstention qui permet le vote
Pour l’heure, les débats se poursuivent. Le vote sur l’ensemble du projet de loi est prévu pour mercredi 12 novembre 2025.
Bien que le texte ait été adopté, ce n’est pas nécessairement le résultat d’un fort consensus, plusieurs groupes parlementaires d’opposition, y compris les écologistes, ayant choisi de s’abstenir pour permettre la poursuite de l’examen du budget de la Sécurité sociale. Les débats, qui ont repris ce samedi 8 novembre, portent sur la question des retraites et d’autres objectifs que les députés espèrent réaliser.
À noter que les oppositions ainsi qu’une partie du gouvernement ont largement révisé la partie recettes, en abandonnant des propositions telles que la surtaxe sur les mutuelles, la cotisation patronale sur les tickets-restaurants et la suppression d’une exonération sur les salaires des apprentis.
Par ailleurs, la gauche a réussi à faire adopter des amendements des partis PS, LFI et communiste visant à augmenter la CSG sur les revenus du patrimoine, ce qui devrait permettre de dégager 2,8 milliards d’euros de recettes supplémentaires pour 2026.