Sébastien Lecornu, le nouveau Premier ministre, a affirmé qu’il n’y a « pas de chemin impossible » pour sortir de la crise politique. Lors de la cérémonie de passation de pouvoirs à Matignon, il a promis « des ruptures », « sur le fond » et « pas que sur la forme », rapporte TopTribune.
Après avoir remercié son prédécesseur François Bayrou pour son « extraordinaire courage », le nouveau locataire de Matignon s’est engagé à être « plus créatif » et à travailler « plus sérieusement avec nos oppositions », alors que la coalition gouvernementale sortante ne dispose plus de majorité à l’Assemblée nationale. « On va y arriver », a-t-il assuré, promettant de recevoir les forces politiques « dans les tout prochains jours ».
« Des ruptures aussi sur le fond »
L’ancien ministre des Armées, proche d’Emmanuel Macron, a présenté un discours bref, de moins de cinq minutes, prônant « l’humilité » et « la sobriété » face à la crise politique et parlementaire actuelle. « Il va falloir des ruptures, et pas que sur la forme, pas que dans la méthode […]. Des ruptures aussi sur le fond », a-t-il déclaré.
Le nouveau locataire de Matignon a insisté sur la nécessité de « mettre fin » au « décalage entre la vie politique du pays et la vie réelle », qu’il juge « préoccupant » : « On ne pourra pas continuer ce décalage éternellement parce qu’évidemment il nous rattrapera », a-t-il averti.
L’aide de Bayrou « acquise à tout instant »
Peu avant, François Bayrou avait assuré à Lecornu que son « aide » lui était « acquise à tout instant » pour « rassembler » plus largement. « Je ne crois pas une seconde que notre pays va rester éternellement dans les divisions, les injures, la violence », a-t-il exprimé lors de son discours également succinct.
Nommé mardi soir par le président de la République suite à l’échec du vote de confiance demandé par Bayrou à l’Assemblée nationale lundi, Sébastien Lecornu a reçu pour mission d’« consulter » les forces politiques afin de trouver des « accords » qui garantissent la « stabilité institutionnelle » du pays.
Plusieurs chefs de parti et de groupe parlementaire, en commençant par ceux du bloc central, sont déjà attendus à Matignon dans la journée de mercredi, selon plusieurs sources au sein de l’exécutif et des partis.